Petit débat avec amical avec LaurentB

C’est quoi un contenu de Qualité

Tout a commencé avec l’arrivée annoncée du Panda, providentielle pour d’un, catastrophique pour d’autres, elle n’a laissé personnes indifférent et tout le monde a plus ou moins participé au buzz, ce qui a créé un véritable déluge de billets dédié à l’impact de cette mise à jour sur  les SERPs. Qui sera dézingué ? Qui sera épargné ?… c’est la question qui plane en ce moment au-dessus de la communauté SEO telle l’épée de Damoclès, prête à s’abattre sans merci sur tous les sites dont le contenu aura la malchance d’être jugé de «mauvaise qualité» par les algorithmes de GG notre seigneur ! Car c’est dans les nouvelles lois de Google :

Du Contenu de mauvaise qualité point ne produira, sinon tout ton site au fin fond du trou du C** des SERPs finira

Mais alors c’est quoi du « contenu de qualité » parce que ma foi c’est un peu vague tout cela! Et il n’en faut pas plus  pour irriter notre SEO Rock star nationale qui se défoulait d’un tweet ravageur dans un premier temps :

«Put1 j’en peux plus de lire des trucs sur la « qualité » du contenu. Ça veut rien dire ! Faut que je blogue là dessus, mais pas envie du tout.»

Et malgré le manque d’envie, il l’a fait dans un excellent article, argumenté et pleins de bon sens qui illustre parfaitement son point de vue Google Panda transformé en Godzilla.

Là où nous avons la même approche avec Laurent

Comment jauger la qualité d’un contenu, d’après moi, un contenu de qualité «c’est un contenu qui arrive à accrocher une certaine audience que cette audience soit large ou plutôt niche». Vous allez me dire que ça vous avance pas plus que cela mais pourtant la définition qui colle le mieux.

Eh oui du coup même un Skyblog de base est un contenu de qualité à partir du moment où il accroche son lectorat, le fait que vous ayez des hémorragies oculaires (et cérébrales)  au bout de 30 secondes de lecture ne prouvant pas que ce contenu soit d’une valeur médiocre, mais plutôt que vous ne faites pas partie du lectorat visé.

Et vice versa : « c pa parsk ta pa inprime un brok 2 c ke jé écria van ke té 1 gros « Rmar » pa cap de ri1 pigé 2 koi on t parle cé just ke té pa dan mon crew. Ta vu gro ! Ouaich Ouaich Ouaich ! RespCT ! BigUuuP !»

Du coup il est possible que certains nourrissent des inquiétudes quant à l’avenir de nos sites même si dans l’absolu je ne pense pas qu’il y ait grand-chose à craindre comme je le dis dans mon article sur la mise à jour panda.

Les plus idéalistes d’entre nous voient ce jugement de qualité du contenu, de la part d’une société privé je le rappelle, qui plus est de manière automatique et a fortiori de l’intervention de ladite société (Google en l’occurrence)  sur l’apparition / ou non de notre site dans ses pages de résultats comme une sorte de censure (pour les plus idéalistes) et donc d’entrave à la liberté d’expression ;  sinon d’entrave au droits d’entreprendre (dixit Laurent dans un échange de comm’s sur son blog).

En 2 mots : Google c’est un gros Enculé empêcheur de tourner en rond (et je suis poli), limite Big Brother et des qu’il y en a un qui sort du rang et trouve un moyen de faire 3 sous en profitant des failles du système, il ne faudra pas attendre longtemps avant de le voir se faire élaguer la tronche, et en public en plus.

Et sur  le principe je suis complètement d’accord ! Non mais c’est qui ces millionnaires gâtés  pour se permettre de juger que mon site c’est de la M**DE et de quel droit le relègue-t-il au fin fond des abysses sous prétextes que je me fais 3 sous avec de la pub ! Heureusement qu’ils ne sont pas en charge des programmes télé sinon je pourrais plus aller pisser pendant un film, ou entre la scène d’intro de « How I met your mother » et le générique de début.  (NDLR -pour info c’est 10 minutes de pub pour 1minute 30 de show + 30 secondes de générique)

Là où j’ai une approche différente

Laurent pensait que j’allais lancer le débat sur la liberté d’expression, qui est un droit sacré par chez moi et quelque fois même un peu trop sacré si vous voulez mon avis … mais c’est une autre histoire. Non, comme un bon américain d’adoption, maintenant élevé au grain Transgénique, au V8 de 300 chevaux avec boite automatique et à la carte de crédit; je vais jouer l’avocat du diable en défendant un autre principe sacré et intouchable aux states – le CAPITALISME, le pur, le dur, le viril, le poilu… Le tatoué! Le droit divin que chacun a de défendre son steak quitte à marcher sur la tronche des autres loups de la meute, sans pitié.

Parce que finalement qu’est-ce que c’est Panda, c’est une réaction de Google face à une certaines mise en danger de son business model. Oui messieurs et gentes damoiselles du SEO a qui on ne pense pas assez souvent! Et moi pour une fois je vais aller un petit peu dans son sens parce que finalement c’est une mise à jour qui protège un petit peu ma maman « internaute lambda » et peut être moi-même, «futur entrepreneur lambda».  Je m’explique.

Je ne pense pas que Google ai un problème avec les entrepreneurs, je pense que Google a un problème avec les entrepreneurs qui exploite les failles de son propre business model. Google n’est pas votre ami ! Vous vous rappelez ? Bon et bien rappelons un peu comment Gégé fait son argent:

Le business model de base chez  Google repose sur un équilibre délicat entre des gens qui cliquent sur des liens et des gens qui payent pour mettre des liens sur lesquels les gens cliquent que ce soit dans le moteur de recherche ou dans le réseau Adsense. Si Google perds des parts de marchés (par manque de pertinence des résultats par exemple) moins de gens cliquent sur les liens et avec le temps moins de gens vont mettre des liens sur lesquels les gens cliqueront.

Le premier problème des « fermes de contenu »  et des autres nombreux sites qui se sont fait sabrer :

Les fermes de contenu génèrent énormément de textes, soit du pseudo web2.0 type review, soit  comme le dit Laurent du contenu généré par de l’Indien payé avec des jets de caillasses et qui fait des journées de 36h . Par contre,  comme au final  on se retrouve avec des sites énormes ils finissent par squatter pas mal de rankings naturels.

Et c’est là que se trouve le 1er coinçage – c’est que le client Google potentiel, celui qui a une boite, avec un site, pas le gros non, le petit directeur de PME, lui il choppe les chocoboules, déjà  il galère sur les requêtes génériques avec les gros VRAIS concurrents mais en plus il se retrouve avec une concurrence de visibilité pure contre un/des  sites qu’on pourrait considérer comme illégitime. Et la Google va penser a eux! Cette mise à jour c’est une mesure de protection d’une partie des clients Google (ceux qui payent) en plus d’une mesure de protection de la pertinence (en termes de pertinence des masses populaires).

Deuxième problème avec les fermes de contenu et je vais reprendre l’exemple du site sur les recettes de pates – disons que je cherche une recette de pâtes et qu’une page de ferme de lien réponde à ma demande (soyons fou!) bon et bien à la limite voir des Adsense sur des livres de recettes ou du matos de cuisine ça pourrait m’intéresser. Sauf que là les  Adsense qui me sont servi c’est du crédit en ligne, de l’assurance etc… parce que le matos de cuisine ça rapporte pas. Donc si par hasard je clique c’est par erreur ou alors sur un site pour lequel je ne suis pas préparé à l’acte d’achat. Les taux de transformation sont minable Du coup le système repose sur un cercle vicieux oú les fermes de contenu vont générer des clics plus ou moins legit – encore une fois c’est le mec qui avait les chocoboules dans le paragraphe précédent qui paye la note et qui au bout d’un moment arrête sa campagne pour faute de résultats (et donc google perds de l’argent) – Protection du client derechef + protection de la pertinence vis-à-vis de l’internaute.

Au final

Au final, Google va aider un client Potentiel Adwords (argent qui rentre) en sabrant un parasite Adsense (argent qui sort) – il fait donc des économies d’un côté tout en protégeant son steak de l’autre. On peut s’insurger vis-à-vis du principe parce que Google est prêt à te mettre la tête sous l’eau sans pitié pour sauver son propre pognon (mais sont-ce les seuls ?) mais d’un autre coté si on se considère comme « client ». Et bien l’internaute lambda comme ma maman par exemple, bon ben elle s’y retrouve parce qu’elle passe plus des plombes à chercher ce qu’elle veut et à se triturer l’esprit pour trouver un mot clé qui sera pas spammé. Les clients Adwords eux s’y retrouvent aussi et pensent en plus qu’ils sont chouchouté par notre ami GG qui leur laisse un os à ronger avec leurs quelques rankings naturels. Et allons même plus loin… qui va regretter les fermes de contenu, pas moi, ça fait des mois qu’ils me cassent les couilles dans mon boulot (et  ils sont loin d’avoir tous disparu), Vous? Allez soyons sérieux… Les BH ? Boaf même pas… ils ont déjà d’autres plans sous le coude plus sûr et plus efficaces.