Analyse d’une pénalité Google chez un gros

Le 13 Mai dernier, Raphael Doucet était l’invité du Podcast de Laurent Bourrelly, podcast durant lequel ils ont entre autres couvert le sujet des pénalités Google, de comment ça restait un boulet accroché aux basques de votre site et qu’on s’en remettait jamais vraiment complètement ; mais aussi à propos de comment les gens qui parlaient de sorties de pénalité ne donnaient jamais vraiment ni les chiffres ni les détails de la pénalité.

J’ai donc décidé suite à ce podcast de faire un article ou je vais tenter de donner un maximum de détails sur comment s’est passé une pénalité sur un des sites dont je m’occupe. Alors soyons clair dès l’intro de l’article – je ne peux décemment pas balancer toutes les données, c’est juste impossible – mais je vais tenter de donner un maximum de détail sur le comment du pourquoi, sur l’impact de la pénalité en termes de trafic, de pognon, sur ce qui a été fait, sur comment le site est revenu, sur s’il y a des séquelles ou pas. J’en profiterai au passage pour tordre le cou à un mythe.

Attention c’est parti !

Type de pénalité

Commençons par le commencement. Le site dont je vais parler a été frappé (et le mot est faible) par une pénalité manuelle pour « lien factice », sommes toute une pénalité plutôt courante par les temps qui courent. Ceci dit, je peux confirmer (pour avoir traité plusieurs cas de pénalité similaires) qu’en fait il n’y a pas UNE pénalité pour lien factice mais DES pénalité pour lien factices. En tout cas on peut dire que Google applique plusieurs niveaux de sentences plus ou moins violentes… en fonction de quoi Google va appliquer telle ou telle sanction – je vous avouerai que c’est encore flou à mes yeux.

Par exemple le site dont je parlais dans cet article avait abusé bien plus (au niveau des ratios / pas en nombre absolu de liens) que le site dont je m’occupe maintenant et pourtant sa pénalité était plus légère. Dans le cas du site de cet article, ce n’était pas du Blacklisting parce que le site était encore dans l’index Google, mais ça y ressemblait beaucoup parce que le site n’apparaissait plus … sur rien, compris les mots clés nomdedomaine, nomdedomaine.com et autres requêtes purement « brand ». Dans le cas de l’article précédent le site avait pris une « 6th page penalty » sur les mots clés génériques mais bénéficiait encore d’une visibilité tout à fait correcte sur les MC moyenne et longue traine et surtout sur les mots clés « marques ».

Est-ce que Gégé a voulu montrer les dents parce qu’on était gros ? Est-ce qu’on est dans une logique ou plus tu es gros et plus tu prends cher ? Si vous avez des pistes faites-moi savoir.

Le site est Gros comment

Arf j’allais oublier – je dis analyse d’une pénalité chez un « gros » … mais ça veut pas dire grand-chose pour la plupart d’entre vous… « gros »… c’est bien beau de dire « gros » mais « gros » comment ??? Alors je ne peux pas donner tous les chiffres malheureusement mais bon voilà ce que je peux dire : dans notre secteur d’activité nous sommes le numéro 1 mondial – Y’a pas plus gros que nous. Nous sommes un « presque » pure player online et nous pesons peu ou prou un demi-milliard de dollars via une grosse dizaine de sites sur autant de Pays (à une vache près hein ce n’est pas une science exacte). Voilà j’espère que ça vous donne une idée d’à quel point on est gros.

Timeline

La timeline la voici :

cliquer sur l’image pour voir en plus gros

 

1 – Vendredi 13 Décembre 2013 – Google nous informe de la pénalité via GWT mais en fait le site est touché depuis la veille. Perte de visibilité 100% le site a disparu des serps
Sur les 10 premiers jours de la pénalité les domaines connexes (.net, .info, .co. .biz, la-marque.com, lamarque.com, etc…) de la compagnie reliés au site pénalisé vont se relayer jour après jour en 1ere position pour remplacer le domaine principal – pour info tous ces domaines sont en 301 depuis… longtemps. Pour info 2 – les domaines se font tous dégommer les uns après les autres aucun ne reste plus de 2 jours en tête des Serps
D’entrée le site prend cher avec une perte de trafic sèche de 40% par rapport au trafic moteur organique moyen cependant le fait que les domaines connexes se relaient au top des SERPs fait que la perte de revenue n’est que de 20% grâce aux conversions « marques ».

2 – Semaine de Noel – Je suis a cours de domaines secondaires – sur les mots clés « brand » c’est la page Facebook locale de la compagnie qui apparait dorénavant – le trafic Google devient quantité négligeable, le site va vivoter une semaine sur le trafic Bing / Yahoo – seule consolation – c’est la semaine de noël – donc a priori c’est calme, pénalité ou pas. Là c’est juste particulièrement calme. De mon côté ce n’est pas la panique mais on va dire que je suis inquiet quand même. Sur cette semaine-là, le site reçoit plus ou moins 10% de son trafic organique habituel seulement et fait à peu près 30% du CA normal (en période de Noel).

DECOUVERTE – Quand les gens ne vous trouvent pas sur votre marque ou votre domaine – une partie du trafic va sur les AdWords bien entendu, une autre part sur le trafic direct et (surprise !!) – une troisième partie va changer de moteur – OUI ! Vous avez bien lu ! Quand le site et ses domaines secondaires avaient totalement disparu des résultats Google j’ai noté une augmentation (en nombre absolus) du nombre de visites provenant de Bing et Yahoo sur les requêtes « marques / domaines» trafic qui est revenu à la normal une fois qu’un NDD secondaire s’est replacé en tête des SERPS. Cela tendrait à dire que lorsque vous êtes connu une partie de la population aurait tendance à penser que votre absence sur votre nom serait plutôt dû à une défaillance du moteur – Ou alors c’est qu’ils ont compris qu’il y avait pénalité (mais j’en doute).

3 – Nouvel an – un domaine secondaire revient de nulle part et s’installe en tête des SERPs sur les requêtes marques de manière durable cette fois ci – Ouf ! Je reviens à environ 50% du trafic organique normal et 70% du CA normal. Ça tombe bien c’est les soldes. On est en train de sauver les meubles, c’est pas la joie mais on tient bon la barre (hisééHOOoooooo! SantiaAAaanoooooOoo !)

Le site va maintenir cette visibilité jusqu’à la sortie de la pénalité – A savoir un domaine secondaire sur les requêtes « Brand » principales qui va capter enter 50% et 60% du trafic organique « normal » et grosso modo 70% du CA.

4 – 6 Février ! C’est mon anniversaire et Google décide de lever la pénalité – On assiste à un retour assez rapide de la visibilité du site par rapport au scores précédent – les mots clés longue et moyenne traine se repositionnent plus ou moins instantanément suite à la ré-indexation, le site reviens au même niveau de visibilité 15 jours après la levée de pénalité sans perte de rankings sur les mots clés génériques principaux.

NOTE : Duran la période pendant laquelle le site était pénalisé je n’ai pas bossé QUE sur le nettoyage des liens – de nombreuses optimisations on-site ont aussi mises en place avec notamment entre autres :la réorganisation de l’architecture des pages, la résolution de différents problèmes de duplicate content et l’allègement du poids des pages en règle général, la révision de nombreux textes.  Je ne peux donc pas dire de façon 100% certaine que le site n’ait pas trainé une sorte de boulet vis-à-vis de la pénalité – je pense toutefois que si le site a eu des « séquelles » en termes de rankings cela n’a pas été violent.

Actions de sortie de Penalité

Ma foi pour sortir le site des geôles de Google nous n’avons pas vraiment fait dans l’original… nous avons nettoyé le profil de liens – en passant certains en Nofollow, en virant manuellement certains liens et en désavouant à la pelle tous les liens qu’on a pas pu viré. Si vous voulez plus d’infos je vos renvoie sur l’article « sortir d’une pénalité sans trop de bobo II »

Bilan et infos intéressantes

Tout d’abord cassons un mythe:

« Ouais en fait les gros sites ils font ce qu’ils veulent, et puis si ils se font pénaliser ils corrigent 3 trucs, passent un coup de fil à Google et hop en 1 semaine c’est plié »

Vous l’avez déjà surement entendu celle-là non ? – Quand on est gros on a un gros carnet d’adresse effectivement et oui nous avons passé des coups de fils a des gens bien placé voire très bien placé, voire même très très bien placé pour faire avancer les choses plus vite que ce qu’elles ont avancé. Au final ca a servi à que dalle ! Zéro, Zeub, Nada, Rien et croyez-moi ce n’est pas que les mecs de chez Gégé avaient pas l’envie ou la motivation de nous aider. Donc par rapport aux « Grosses Affaires » de pénalité du type « Interflora » – j’en conclus que :

– Soit nous ne sommes pas assez gros – c’est possible – nous sommes petit comparé à des géants du E-commerce. Nous ne parlons qu’en Millions – Interflora parle probablement en Milliards

– Soit les pénalités sur lesquelles Google joue pour montrer ses muscles via la presse ont une sorte de passe-droit – dans la mesure où leur cas est sur la place publique

Bilan Financier de presque 11 semaines de pénalité – nous avons accusé une perte sèche de Beaucoup d’argent – je ne peux pas donner le détail – mais c’est un nombre a cinq zéros ca aurait pu monter facilement a six zéros a quelques jours près.

Vive la diversité

Dans 2 articles précédents (ici  et la) j’avais parlé de la nécessité d’avoir un business model bien foutu et de la diversité nécessaire des sources de trafic et de revenus. On parle souvent du 30% direct / 30% search / 30% referral qui est une chose faisable pour une petite entreprise. Bon et bien chez les gros non seulement c’est en place mais c’est un poil plus compliqué que cela puisque nous jouons sur de nombreux canaux en ligne (media, email, PPC, Affiliation, etc …) qui font qu’au final le SEO on le prend parce que c’est pas cher et que ça a un bon ROI mais que bon … comme c’est variant on peut s’en passer. Les revenus du site se font grace à multitude de canaux dont on est sûr qu’ils vont apporter du business et le nombre de ces canaux fait qu’on peut se passer de l’un ou de l’autres sans trop s’en faire pour le business dans son ensemble. Alors OUI c’est sur que ca nous a pas fait plaisirs de se faire pénaliser, et OUI on a perdu pas mal / beaucoup de pognon  – cependant l’existence même du business n’a jamais été menacée quand bien même la pénalité aurait été plus longue ou plus importante (toucher plusieurs sites par exemple).

Je réitère mon conseils à tous les marchands (gros ou petit) tachez de diversifier vos sources de revenus au maximum le SEO n’est qu’un des leviers du marketing en ligne il existe de nombreux aurtes leviers très porteur.

EDITS:

Edit 1 – Vous trouverez ici – lien saisi ecran rankings – unr saisie d’écran qui compare les rankings entre juste avant la fin de pénalité – et après la recovery sur 15 des top 20 MC – dans la mesure où nous avons changé d’outil de tracking durant la pénalité il m’est impossible de faire un screenshot  avant / après et je ne vois pas l’intérêt de vous mettre un tableau avec des positions identiques sur des MC anonymes.

Edit 2 – J’ai oublié de préciser – le site a perdu environ 25% / 30% de sa popularité – c’est beaucoup – cela n’empêche toutefois pas le site de garder une très grosse longueur d’avance sur le 1er concurrent direct (d’où le fait que la recovery soit rapide)

Edit 3 – Dans le GG hangout sur les demandes réexamen – la GG team annonce qu’ils ont tendance à dépénaliser les sites qui font de réels efforts (dans leur démarche de suppression des liens) et pas les mecs qui désavouent seulement. Compte tenu de comment les choses se sont passé j’aurais tendance à les croire la 2e demande de réexamen ayant été plus riche en suppression que la 1ere.

28 thoughts on “Analyse d’une pénalité Google chez un gros

  1. Rodrigue

    Sympa l’analyse, on se rend compte que les gens se passerai bien de Google si ils le devaient ^^ Du coup tout le monde va maintenant retourner sur Bing et Yahoo pour faire du SEO 🙂

    Je pense que Google se tape complétement de la proportion de la société, que tu sois coté en bourse ou simple vendeur de eClope, lui il sera toujours plus haut que toi.

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  2. Tony

    Très intéressant, merci pour le retour.
    C’est intéressant d’avoir un retour d’information de ce genre, pour faire une sorte de « emergency kit » rapide à mettre en place, pour les heures/jours qui suivent une pénalité.
    Du genre :
    – Heure « H », découverte de la sanction
    – H+5min : vérification des SERP sur le nom de la marque (profil sociaux à bien optimiser pour être sûr que ça compense)
    – H+30min : mise en place du campagne AdWords pour compenser au plus vite
    – H+1h : début des 301
    – H+2h : long et fastidieux travail de nettoyage des liens
    – H+1j : lister les leviers pour compenser (emailing, advertising, SMO …)
    – …
    Dans tous les cas ça conforte l’idée de ne pas se reposer exclusivement sur le SEO.

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  3. Laurent Bourrelly

    C’est vrai que tu donnes un peu plus d’infos que les billets habituels qu’on voit sur le sujet (surtout par ceux dont le fond de commerce est la sortie de pénalité Google).
    Cela dit, ça reste hyper vague sur le passage  » les mots clés longue et moyenne traine se repositionnent plus ou moins instantanément suite à la ré-indexation, le site reviens au même niveau de visibilité 15 jours après la levée de pénalité sans perte de rankings sur les mots clés génériques principaux. »

    Je te crois sur parole, mais personnellement je n’ai jamais constaté de recovery miracle sur les mots clés phares d’un site petit ou gros.

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  4. Laurent

    Bonjour

    tu prouves bien que retrouver un niveau antérieur demande du temps et beaucoup de boulot (nettoyage des liens, cure d’amaigrissement,…).
    Heureusement que vous disposiez d’une galaxie de sites connexes pour soutenir l’activité, sans cela, l’hiver aurait été encore plus difficile.

    donc il faut :
    – une galaxie de sites connexes
    – nettoyer ses liens
    – améliorer son onsite [même si c’est pas le sujet de l’article]
    – diversifier ses canaux d’acquisition à fond, ne plus dépendre de Google

    j’ai du mal à croire que les gens changent de navigateurs par contre. C’est extrêmement bizarre. A la rigueur, ils chopent une mention sur une page et la collent dans le navigateur. Mais changer de navigateur… c’est fou ! L’internaute saurait-il naviguer sur internet sans qu’on lui tienne la main ? C’est la révolution 🙂

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  5. alex

    Merci pour l’étude de cas. Grâce a la diversification, vous n’avez pas perdu autant que celui qui n’aurait eu que le seo comme moyen d’être visible. Peut être que c’était aussi un test pour Google pour voir si vous pouviez mettre un peu plus de budget adwords : héhé.
    Concernant le changement de moteur, je pense pas non plus que les gens font ça…Car déjà qu’ils ne comprennent pas comme fonctionne firefox…alors penser a aller sur bing…bof

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  6. Samuel

    Ton retour d’XP est intéressant, cependant quid d’un site dont les KWs les plus générateurs de trafic auraient été des mots-clés concurrentiels et non la marque même du site?
    Apparemment ton entreprise bénéficie d’une grosse popularité de sa marque, jusqu’à faire changer les internautes de moteur pour la retrouver… Ca doit aussi aider à ce que Google se montre magnanime. Et montre plus de célérité dans le traitement du cas…

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  7. Gwaradenn

    Jolie petite histoire, en particulier sur le changement de moteur de recherche et plutôt d’accord avec toi.
    Effectivement, il n’y a pas de mythe concernant les gros sites, c’est une réalité, les gros/grands, comme dans la vie réelle, sont plus protégés que les petits des pénalités et quand cela arrive, en ressortent plus facilement, contrairement aux petits qui, bien souvent, mettent la clef sous la porte.

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  8. Julien

    Salut Julien,

    C’est un article très bien raconté, parfois drôle, sur la gestion de crise suite à une pénalité Google, merci ! Je suis très étonné que la baisse de trafic organique GG provoque une hausse des recherches naturelles sur les autres moteurs, mais après tout c’est une très bonne nouvelle je trouve !

    Même si (comme le dit Laurent Bourrelly) on reste un peu sur sa faim concernant certaines précisions qui permettraient d’en tirer plus d’enseignements, je trouve ce billet très utile et surtout plutôt optimiste car il démontre bien que tout n’est pas perdu !

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  9. Julien Post author

    @Rodrigue
    Je ne pense pas que ce soit vers Yahoo et Bing que les gens devraient se retourner mais plutôt vers d’autres leviers. Tous ne sont pas forcément accessibles quand on est une PME mais certains peuvent valoir le coup et possiblement booster le business de la boite en plus.

    @Tony
    Oui – de notre côté mis à part une réorganisation de certains budgets on n’a pas vraiment eu de plan d’action d’urgence – on a procédé au nettoyage des liens – c’est quelque chose qui prend du temps et de l’attention au détail – quand on est p – quand on est pénalisé les choses prendront du temps – il est inutile de se précipiter.

    @Laurent B
    Arf … je peux pas donner trop de détail non plus malheureusement – je vais voir ce que je peux faire – malheureusement au moment de la penalité nous avons changé d’outil (et d’agence) du coup je ne peux pas faire de avant peno / apres peno – je peux faire peno / apres peno – tu noteras que je précise aussi que la levée de pénalité n’est pas forcément la seule raison pour laquelle le site est revenu à ses positions originales – j’ai taffé aussi sur le on-site.
    La longue et moyenne traine s’est effectivement repositionné a l’original quasi instantanément mais c’est normal c’est sur du nom de produit et nous faisons partie des leaders sur le marché concerné – imaginons le site de la fnac – sur des MC comme « écran plasma LG 84LM960 V » ils n’ont pas besoin de forcer pour ranker (pas forcément 1er je précise !!!) – idem pour nous.
    Un dernier détail – la recovery est tout sauf « miracle »

    @Laurent
    Ils changent de MOTEUR pas de navigateur et c’est uniquement quand ils ne te trouvent pas sur ton NOM – exemple sur les requets « FNAC » ou « FNAC.fr » les gens vont changer de moteur si ils ne trouvent pas le site de la fnac.

    @Alex
    Et pourtant ils changent de moteur.

    @Samuel
    Les mots clé qui génèrent de trafic sont souvent les mots clé « marques » – le site dans ce cas se positionnait (se repositionne) aussi sur des Mots clés génériques TRES TRES concurrentiels.
    Ma compagnie beneficie d’une grosse cote de popularité sur sa marque oui – mais pas plus que d’autres grosses marques (fnac par exemple encore) – Google n’a pas montré plus de célérité que cela a nous sortir du trou – crois-moi.

    @Gwaradenn
    Facilement, facilement … ça a été du boulot quand même et on a fait 2 demandes de ré-indexation

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  10. Laurent

    Excuse-moi, je me suis mélangé entre navigateur et moteur. Ce que je voulais dire, c’est : qu’un internaute adopte un moteur autre que celui fournit à l’origine (Bing sur Apple ou Windows par exemple, Google sur Android) ou bien qu’il utilise celui par défaut (souvent par méconnaissance de la concurrence), j’ai du mal à le voir CHANGER DE MOTEUR pour un besoin particulier.
    Pour moi, l’internaute abandonne sa recherche : je fais référence aux frères Peyronnet qui disaient que si l’internaute ne trouve pas une réponse au 1er coup, un gros % abandonnaient purement et simplement la recherche.

    Et de manière plus globale, quand on sait que 90/95% des français ont Google, je les vois mal utiliser Bing. Je sais pas chez toi quel est le % mais il doit être similaire.

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    1. Julien Post author

      @Laurent – les pourcentages sont similaires effectivement – disons que Google est hyper dominant – apres possiblement la (tres) grande majorité des internautes abandonne la recherche oui – mais une petite partie change de moteur … Attention toutefois – on parle encore une fois de requetes bien précises dans un contexte de domination général de cette marque.

      Reply
  11. Gwaradenn

    @Julien je faisais surtout référence à 2 gros clients que j’avais récupéré avec une pénalité et qui sont sorties assez rapidement alors que de nombreux sites plus petits sont restés au fond des SERPs. Sans parler du fait qu’ils avaient eu des contacts chez Google…
    Et honnetement, tu es sorti assez rapidement de la pénalité, sans remettre en cause le travail effectué (on site & clean des bls).

    Reply
    1. Julien Post author

      @Aurélien
      Nos contacts chez Gégé on a eu beau leur mettre la pression .. rien … et pourtant c’etait des gens bien placé crois moi – et on leur a mis beaucoup de pression, beaucoup.
      Pas de soucis – je sais que tu ne critique pas le travail – de toute facon tu sais comment c’est – chez un client comme celui la – un jour de pénalité c’est déja un jour de trop .. alors imagine 11 semaines 😉

      Reply
  12. Laurent Bourrelly

    C’est cool d’avoir rajouté de l’info. Merci.
    Cela dit, tu possèdes un capital confiance que n’ont pas les blogueurs d’autres billets vantant une sortie de pénalité aussi rapide et efficace.
    Je te crois sur parole et c’est hyper intéressant de voir un cas où les choses se passent bien.
    Si seulement ça pouvait se généraliser aux « petits » que mentionne Aurélien.

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  13. Max

    Je pense que le facteur « gros site » joue dans la recovery. Je n’ai personellement jamais vu de recovery sur des petits sites et d’ailleurs je n’essaye même plus. Pour un gros la problématique est évidemment différente, mais pour un petit on a aussi vite fait de repartir à 0 (sans boulet au pied)

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  14. Stephane

    article très bien écrit et une analyse très logique et qui peut refléter facilement l’image négative à cause d’une pénalité google.

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  15. Sejourning

    Cette expérience est très intéressante, je n’avais encore jamais vu de retour aussi précis quant aux pénalités touchant les « gros » comme tu les appelles! C’est toujours très compliqué à prendre en main un site qui a subit une pénalité, surtout lorsqu’il s’agit de « liens factices ». Le travail que tu as fait a du être intensif pour avoir des résultats positifs si rapidement, bravo à toi!
    Je te remercie d’avoir partagé ton expérience avec nous, à bientôt!

    PAS DE NOM = PAS DE LIEN

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  16. Pierre

    Merci Julien pour cette explication détaillé et ces informations intéressantes que tu nous apportes sur le travail effectué pour sortir de la pénalités.

    Quel impact cela va avoir sur l’approche d’acquisition de trafic de cette marque à l’avenir ? Vous en avez tiré quel enseignement ?

    Pierre

    Reply
    1. Julien Post author

      @Pierre
      L’enseignement tiré – ce’st qu’on va y aller mollo avec le link building d’orénavant 😉 – je caricature mais il y a de cela – déja ma boite a fait un shift a 180 degres vis a vis de sa stratégie – depuis que je suis la on se concentre beaucoup plus sur le onsite, revue du code, allegement du site, modif des templates, contenus, etc … –

      L’autre aspect c’est un politique de link building beaucoup plus sécuritaire notamment vis a vis des « bloggueuses » – on devient plus sélectif, on leur demande plus, on engage une vrai relation avec des gains réciproques avec elles.

      Enfin un accent a été mis sur la qualité au niveau Offsite – tant au niveau BL que Social et PR …

      Reply
  17. Christian

    Article très intéressant sur le fond ! Le nettoyage des liens peut être long mais on récolte bien souvent ce que l’on sème. Tout est à faire avec précaution désormais !

    Reply
  18. leo

    post agréable et complet qui illustre avec clarté et sérieux les conséquences une fois n’est pas coutume de la toute puissance de google.

    Reply
  19. Émma

    Cool de voir un retour d’expérience bien détaillé et qui plus est, positif. Pour l’instant on a pas eu l’expérience, ça doit pas être agréable mais il faut se ressaisir rapidement et agir.

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  20. Nico

    Article comme toujours bien écrit et agréable à lire. Pour ces infos sur un retour de pénalité j’espère juste n’avoir pas à les mettre en pratique.

    Une question subsidiaire avez vous une idée de moteur de recherche autre que google et bing qui tienne la route ? Car bon une alternative serait plus que bienvenue. Je me souviens de mon choix d’utiliser google y a plus de 15 ans car il n’y avait pas de pubs…..ça a bien changé depuis ^^

    Reply
  21. jackdanielza

    Ton article est très utile et enrichissant.
    Je suis d’accord avec vous,le référencement naturel est très important pour le site pour être visible dans la page des résultats de recherche.

    Edit – Bourriné

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  22. Thibaut

    30% direct, 30% search, 30 referral ?
    Normalement les statistiques montrent que c’est en grande majorité du search, même pour les marques connues, non ?

    Sinon, oui on a bien pu voir que même les « gros » ne sont pas à l’abri de tout !

    Lien supprimé – je ne fais pas de liens au vendeurs de pelles

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  23. bouth

    En ce moment les pénalités de gg sont au centre des préoccupations. Pour les éviter, il faut déjà une stratégie de netlinking propre que certains n’ont pas encore bien saisi. Pour ma part, j’évite tous les sites trop généralistes, et ceux qui ne sont pas dans ma thématique. Quand on me demande de faire un article pour les pneus sur un site de beauté, je ne comprends pas trop, pourtant il n’y a vraiment aucun rapport et ce n’est pas difficile à voir !

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  24. Emilie

    Je dirai que la nouvelle tendance est de disposer d’un site web de rechange, prêt à être déployé en cas de pénalité, au final avec ses pénalités google va faire « doubler la taille du web » ! J’ai de plus en plus de clients qui sont terrorisés et qui ont des sites en « stand by », légèrement référencés, qui squattent les pages 6 a 10 des résultats…. Une sorte d’assurance vie d’internet !

    Reply
  25. Pierre

    Sympa de voir la méthodologie, mais bon toutes les pénalités ne peuvent pas se « soigner » de la même façon malheureusement. J’ai eu un site qui s’est fait gicler de GG à cause de NSEO et même en faisant du désavouage de liens « pourraves » il n’est jamais revenu… 🙁

    Reply

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