Le référencement international

referencement international

Ca faisait vraiment longtemps que je comptais me pencher moi-même sur un article concernant le SEO à l’international, dans la mesure où j’ai bourlingué un peu aux 4 coins et qu’en plus même si ca fait un petit bail, j’ai quand même eu la chance de taffer sur des projets internationaux assez complexe. Je passe finalement le pas suite a un post sur le forum de veille-seo.com et aussi un email de Nicolas qui âpres avoir lu un guest sur la recherche des mots-clés multi-lingues me demande plus de précision sur la manière de mener une campagne de référencement multilingues.

SEO multilingue : Pré-requis

La première chose vraiment importante à savoir avant de lancer une campagne c’est savoir sur quel marché on veut se lancer. Je l’ai déjà dit plusieurs fois mais je vais le répéter encore une fois :

!!   Le référencement ne se pense pas en termes de langues mais en termes de marché   !!

Tout le monde croit que parce qu’on fait du business sur internet on est peut potentiellement vendre ses pots de confiture a l’autre bout du monde, et devenir du jour au lendemain un millionnaire, c’est une image qui a beaucoup circulé dans les pubs pour les FAI et autres solutions e-commerce mais rien n’est plus faux ! Tous ceux qui se disent « je vais faire une version anglaise de mon site comme ca je ferais du business avec le monde entier » se plantent dans les grandes (très grandes) largeurs, de même si votre site a de bon résultat dans les outils de recherche français, cela ne veut pas dire que vous en aurez dans les moteurs anglophone juste parce que vous l‘aurez traduit.

Une simple traduction et mise en ligne d’un site sans idée sur le marché qu’on veut attaquer ce n’est bon que pour un seul cas de figure, être capable de présenter une version anglaise a des prospects internationaux que vous aurez démarché autrement que par le biais des moteurs de recherche – C’est bien pour du site corpo, ca protègera votre nom de domaine et votre marque mais c’est tout.

La langue

On commence à toucher au cœur de la stratégie. Souvent langue = marché mais pas tout le temps ! L’anglais notamment : les Américains ne parlent pas le même anglais que les canadiens qui ne parlent pas le même anglais que les britanniques ou les australiens etc etc… Donc maintenant qu’on a clairement identifié le marché qu’on veut attaquer, on va faire traduire / copy writer son contenu par un PROFESSIONNEL (pas le neveu de la voisine qui a fait un deug LEA) et si possible NATIF et on y met un peu de budget, on ne passe pas par une agence de trad Indienne toute moisedave.  Trop souvent et même en travaillant sur des gros projets j’ai vu des compagnies faire traduire/écrire leurs textes par des professionnels certes mais de manière trop « internationale» sans prendre en considération les spécificités du pays dans lequel le site allait être promu. Vous pouvez être certain d’une chose, un ricain ne fera pas de business avec vous si il voir que votre site est écrit en britannique et vice versa.

Sites, Répertoires ou sous-domaines

C’est une très bonne question ! C’est probablement la question qu’on m’a posé le plus souvent de toute ma carrière et pour le coup il n’y a pas de réponse vraiment claire. En fait ce sont 3 stratégies différentes que j’appelle moi « américaine » (répertoires), « Européennes » (Sites) ou mixte (sous-domaines). Et la mise en place de telle ou telle stratégie va dépendre de plusieurs facteurs. D’un point de vue personnel, je ne suis pas un grand fan des sous-domaines, je laisserai donc cette stratégie de coté j’ai vu des gens avoir de gros résultats avec des sous-domaines. Dans l’absolu je trouve que les sous-domaines sont en général plus difficile a faire ranker, j’ai l’impression que le link juice se transmet moins bien d’un domaine vers un sous domaine que d’un domaine vers un répertoire et m’est avis aussi qu’il est plus simple de chopper du lien interne vers un répertoire qu’un sous-domaine mais encore une fois c’est mon avis.

La stratégie « américaine »

Elle convient le mieux à des gros sites, très populaires – Microsoft utilise cette stratégie par exemple,  Grosso modo elle repose sur le fait que le site est gavé de liens a la fois sur la home page et les pages internes (au minimum top catégories) et que les pages internes profitent du Jus du site global.

Au niveau technique, il suffit de mette en place un répertoire /xx pour bien séparer les versions et ensuite on pense bien à traduire les URLs dans le langage défini par le répertoire

Exemple

microsoft.com/france/windows/internet-explorer/telecharger-ie9.aspx

microsoft.com/en-US/internet-explorer/products/ie-9/compare-browsers

Attention – ce n’est pas parce qu’on va utiliser un domaine unique qu’on ne doit pas protéger sa marque !  Il FAUT ABSOLUMENT acheter les domaines associés à sa marque avec les extensions locales de toute façon.

La stratégie « Européenne »

C’est personnellement ma préférée parce que c’est celle qui offre le plus de possibilités, dans cette configuration nous avons un site / domaine par marché. Le gros avantage de la stratégie européenne c’est qu’on dispose d’un pool de sites spécialisé et qui si tout est bien fait sont optimisés pour les marché dans lesquels on veut se faire une place. Ils permettent tout un tas de configuration de stratégie de corporate linking tout en facilitant le travail d’acquisition de liens dans la mesure ou acquérir des liens pour un domaine est plus facile que d’obtenir des liens pour des pages internes ou des sous-domaines.

La question des extensions

C’est généralement la question qui vient juste après celle du domaine Vs Sous-domaine Vs Domaines.  « Quelle extension pour la version anglaise de mon site ? ». La réponse devrait venir d’elle-même si vous travaillez en termes de marché et non plus en termes de langages. Il faut prendre l’extension locale .us, .ca,  .co.uk, .au et cætera !

« Mon NDD ou ma marque n’est pas disponible sur l’extension locale en question alors je fais quoi ? »  Et bien il faut voir si il n’y a pas moyen de racheter le NDD et si c’est impossible on prend un domaine qui va bien, j’ai vu certaines compagnies changer leur marque sur le marché concerné pour pouvoir se positionner correctement dans certains pays.

Les URLs « exotiques »

Pour les fans des pays qui ont des alphabets « exotiques » types Russe, Arabe, ou Chinois un problème se pose souvent vis-à-vis de la ré-écriture des URLs et la question qu’on m’a souvent posé c’est doit on traduire les URLs dans le langage local sachant que lorsqu’on voit ces URLs quand elles ne sont pas encodées cela ne ressemble qu’a une longue suite de chiffre et de symbole mathématiques.

Dans ce cas précis 2 solution s’ouvrent à vous :

La traduction et l’encodage de ces URLs purement et simplement. Ne vous en faites pas, les moteurs et les internautes russes verront eux de jolies URLs bien proprettes et cela ajoutera à la pertinence de votre site et à la simplicité de navigation.

Exemple : правительство.рф

La translitération des URLs qui n’est en fait qu’une traduction des mots dans un alphabet latin. Qui fera que le mot Российская Федерация deviendra à Rossiyskaya Federatsiya qui comme tout le monde sait veut dire « fédération russe »

L’hébergement

Attention c’est un point très important, notamment quand on veut promouvoir son site sur un marché anglophone parce que la localisation physique du serveur va faire une vrai différence. La localisation physique du serveur va être un des paramètres qui va permettre à Google de savoir sur quel pays et donc quelle audience votre site veut toucher. Aux USA on peut déjà noter des différence de positionnement significative quand on passe d’un hébergement d’un état a un autre alors imaginer un peu quand on passe d’un hébergement en France a un hébergement aux US ou un hébergement aux UK.

Et les liens dans tout ça ?

Ah les liens … le nerf de la guerre. Pour être parfaitement honnête, jusqu’à maintenant je n’ai jamais clairement vu de site ne pas avancer, se faire filtrer ou bien pénaliser parce que les liens qui pointent vers lui ne sont pas des liens « locaux ». Il est donc tout à fait possible de commencer ses actions de linking à partir de sites francophone pour un site destiné au marché US par exemple. Ceci dit je conseille vivement de créer une base de liens locaux tout de même, on ne sait jamais quand Google va changer son fusil d’épaule déjà et puis avoir des liens à partir de sites situés dans le pays que vous attaquez sera un élément de plus indiquant aux moteurs que votre site est « local » lui aussi.

49 thoughts on “Le référencement international

  1. adrien pinson

    Pour la stratégie européenne, cela ne revient – il pas à repartir de zéro ? Ne perd – on pas tout le bénéfice du travail effectué pour le site / domaine original ?

    Pour l’hébergement, est – ce aussi valable pour les solutions de cloud type Amazon Web Services ? (Avec seulement des serveurs en Irlande pour toute l’Europe par exemple)

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  2. Julien Post author

    @Adrien
    Dans le ou l’on crée une version du site originale dans une nouvelle langue on part de zéro quoi qu’il en soit donc pourquoi ne pas partir au moins du bon pied.

    Dans le cas ou on veut changer de stratégie et partir sur un nouveau domaine pour un site qui était sur un domaine unique a la base, il faudra juste prendre soin de bien faire les redirections adaptées.

    En ce qui concerne l’hébergement il existe de nombresues soluces pour qu’un site présente aux moteurs des IP « locales » sans pour autant quitter son serveur – OVH par exemple avait ce service a une epoque.

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  3. RaphSEO

    Mmmmhhhhhhhhhh c’est bon du matin ça!!!
    par contre un facteur que tu aurais peut être pu ajouter à mon sens, c’est le fait d’utiliser la technique européenne est à mon sens plus couteuse que l’américaine. Il faut faire un vrai travail de ref sur tous les sites.
    Pour la version US en répertoires le jus passe plus facilement du domaine aux reps et aux reps entre eux.

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  4. lereferenceur

    Cette article est très intéressant. A mon retour en France, je serais surement confronté à mettre en ligne une traduction d’un site FR en EN et à l’optimiser sur le marché européen.

    Hop en favori 🙂

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  5. Alan

    Finalement, après de nombreuses observations sur des mises en place de stratégies internationales, le problème majeur vient selon moi du manque de ressources allouées à celle-ci. C’est assez bien résumé ici, ce côté : « ça marchera tout seul », donc merci pour cette synthèse. Traduction des contenus valorisés localement, infrastructure d’hébergement locale, ciblage marché plutôt que linguistique… 9 fois sur 10, même pour de grosses entreprises, ces points sont négligés pour des raisons peu avouables, voire ubuesques…

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  6. Stéphane

    Merci pour cet article, le référencement international est un sujet trop peu traité, et pourtant combien de sites sont multilangues ?!

    Je préfère également la solution dite « européenne », mais encore faut-il que ce soit bien conçu derrière afin que les modifications fonctionnelles d’une version soient également et automatiquement mises en place sur les autres versions. Sinon bonjour la perte de temps !

    D’accord également sur le fait qu’il faut faire traduire son site seulement après avoir fait une étude de marché dans le pays ciblé (à moins que votre objectif ne soit purement corporate). Il ne faut pas hésiter à faire appel à un vrai traducteur : la traduction mot pour mot est à proscrire absolument !!!

    Enfin, ne pas hésiter à revoir carrément les textes et le webdesign du site par exemple afin de les faire correspondre au marché ciblé.

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  7. Marie

    Merci pour cet article, c’est exactement ce que je cherchais. J’avais commencé à faire un site en français et je traduisais chaque article en anglais sur la même page, mais on m’a dit que ce n’était pas bon pour le référencement d’avoir deux langues différentes sur la même page… Enfin, bon, je vais essayer de m’inspirer de vos conseils.

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  8. Pingback: Quelques liens SEO et Web Analytics du lundi matin ! // Revue de presse, SEO, Web Analytics // Pierre Barthélemy

  9. Aurélien

    OVH permet toujours d’allouer différentes IP et c’est vraiment pratique.
    Concernant la différence dossier/sous-domaine, cela reste un dossier sur le serveur, donc à voir. Personnellement je préfère les sous-domaines, « plus propre ».
    Enfin, pour la version européenne, tout dépendra du site, sauf un volume conséquent de pages, je ne vois pas l’intérêt de cette solution. Tu as des données à ce sujet ?

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  10. lionel

    Bonjour Julien,

    Pour l’activité immobilière de ma femme (secteur immobilier), j’ai dissocié les ses 3 sites : NDD différents, hébergements différents et IP différentes correspondant au marché ciblé. J’ai aussi opté pour des traductions divergentes pour ne pas prendre de risques concernant le contenu dupliqué. J’avoue que la gestion des sites multilingue n’est pas facile à mettre en place. Il faut prendre des décisions et trancher.

    amicalement

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  11. Le prince

    J’aime bien le texte en rouge, ça peut sembler une évidence mais ce n’est pas toujours le cas.

    En terme de marché, J’ai noté que le linking dans la même thématique mais sur des sites dans d’autres langues était efficace. Quel est ton analyse à ce sujet ?

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  12. Josh

    Excellent retour afin de refaire un petit rappel sur les possibilités existantes.
    De mon coté, j’utilise la technique européenne sur les sites déjà existants, car ils sont souvent déjà conçus pour fonctionner comme cela. Mais sur les nouveaux sites qui viennent d’être développés, je préfère partir sur la technique européenne afin d’avoir plus de flexibilité et de liberté sur les paramétrages du NDD.
    Par contre, il est vrai que les clients croient que le fait de rajouter une langue traduite avec Google traduction sur le site va les placer directement en première page et les faire vendre! Je suis totalement d’accord avec toi sur ce point.

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  13. Lyes

    Je suis ok, il faut raisonner en terme de marché.

    Ce qui est sûr, c’est que certains marchés sont plus concurrentiels que d’autres. Pour la marché Us par exemple, que l’on, utilise la stratégie Us ou Fr, il faudra un paquet de liens pour compenser le fait que le serveur soit en France (dans ce cas de figure)… mais avec du temps et du boulot, ça avance généralement bien.

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  14. Alex

    Je ne suis pas entièrement d’accord, pour le point des répertoires. D’après ma petite expérience avec quelques sites multilingues. C’est bien moins difficile d’indexer d’autres domaines .es .be .ch en différentes langues, que d’avoir le tout dans un même répertoire. En plus, ça peut travailler le linking externe, entre les domaines, vu que c’est la même entreprise ou la même marque. Mais bon on peut toujours commencer par une solution et opter à une autre après, il suffit juste de mettre en place des redirection 301 pour ne pas perdre ce qui est déjà référencé.

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  15. Phil

    J’imagine que pour les sites des différents pays tu les lies entre eux?

    Qu’en est-il des sites secondaires ou splog ?

    Font ils des liens vers tous les money sites ou seulement à un seul ?

    Merci pour ta réponse.

    Philippe.

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  16. Julien Post author

    @Raph
    Plus couteuse… ma foi oui et non – au niveau technique on part du même Template, a priori on ajoute juste des couts sur le(s) NDD et l’hébergement

    @lereferenceur
    Merci

    @Alan
    Le manque de ressources sur des projets SEO c’est notre quotidien.

    @stéphane
    Normalement sur des projets concernant plusieurs sites j’ose espérer que les moyens techniques derrières – Mais ton point est valide, il est mieux de prévoir un CMS ou une solution technique qui permet de mettre en place les modifications fonctionnelles automatiquement.

    @Marie
    Non surtout pas plusieurs langues sur la même page. Cela va créer de la confusion sur la langue de la page.

    @Aurélien
    On a chacun nos préférence, moi j’ai du mal avec les sous-domaines. Pour ce qui est des données non je n’ai rien de précis la dessus – l’article est basé sur mon expérience. On pourrait aussi poser le fait d’avoir une adresse physique dans le pays en question par rapport aux résultats google map.

    @Lionel
    La gestion de plusieurs sites est toujours un peu plus compliqué qu’un seul mais quand cela vaut le coup.

    @Prince
    J’ai eu d’excellents résultats en liant des blogs et des sites de SEO français avec le site de ma boite. Comme je le dis on peut très bien commencer avec des liens non locaux mais je conseille de ne surtout pas baser ses liens sur des sources non locales.

    @Josh
    La stratégie Européene est aussi ma préférée.

    @Lyes
    Avec du temps et du boulot tout avance toujours. Mais essaye un peu de passer sur un serveru US pour ta version US et tu verras une vraie vraie différence.

    @Alex
    Ce sont des stratégies différentes, j’ai travaillé sur les 2 (domaines et répertoires) et j’ai vu de bons résultats avec les 2, Auréliens lui préfère les sous-domaines. Dans mon article je n’ai pas dit quelle stratégie est la meilleure, j’ai donné ma préférence.

    @Phil
    Tu peux lier les sites entre eux ou non pour de « petits » projets oui quand on a 2 ou 3 sites c’est idiot de ne pas les lier. Sur des projets plus importants, pas forcément. Quand aux « splogs » tu ne comptais pas vraiment que je te réponde si ???

    Reply
  17. Olivier

    Perso, tout dépend de l’objectif du client. Si le but est de proposer une version traduite, corporate, sans réelle intention d’attaquer le marché, je privilégie les répertoires sur un .com par exemple.

    En revanche, si l’objectif est de se positionner dans le pays cible, dans ce cas, je préfère la stratégie Européenne avec les IP qui vont bien et un paramétrage adapté dans les webmaster tools.

    Les répertoires bénéficient du jus du NDD principal et je suis d’accord avec @RaphSEO et la technique EUR est plus coûteuse.

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  18. Pit

    De très bon conseils, notamment pour les subtilités de la langue chez les anglophones, et la provenance des liens en SEO.
    Je rejoins totalement ton avis concernant les backlinks étrangères. J’en viens même à me demander si google trad n’est pas utilisé automatiquement pour ce qui est de vérifier le contenu d’une page par rapport à un anchor text en langue étrangère. Mais peut-être que je fabule complètement 🙂 .

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  19. Raph

    arf me suis mal exprimé julien, je parlais pas de la mise en place des sites mais de leurs référencements respectifs.
    Car quand en répertoires si tu bosses le ref du site c’est tout le site qui en profite donc les différents répertoires. Alors que si on fonctionne sur plusieurs ndds ben il n’y a pas de diffusion ou avec plus de perte. C’était dans ce sens là que je l’entendais. suis je plus clair?

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  20. Oweia

    Intéressant de voir les avis pro et contre ces différents types de stratégie… pour ma part, je vois au jour le jour comment la traduction est prise à la légère dans certains groupes industriels, tout le monde n’a pas cette exigence de qualité et c’est bien dommage 😉

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  21. William

    Très bon point sur la notion de « marché » qui va déterminer » l’orientation régionale » de la langue.

    Un point qui me semble cependant évident et que je n’ai pas trouvé est le choix du moteur de recherche selon le pays ( ou bien du réseau social pour le SMO/trafic). Un brésilien postera des liens qui l’interessent sur Orkut alors qu’un russe cherchera ses cigarettes moins chères sur Yandex par exemple.

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  22. Zistoloen

    Bonsoir,

    Je suis tout à fait d’accord sur le fait qu’un référencement multi-langues se réfléchit par rapport au marché et non aux langues. C’est d’ailleurs la voie normale si l’on réfléchit. Par exemple, si l’on créé un produit, on fait un business plan, on monte le produit et on le présente avec un site web. On ne fait pas le site web avant d’avoir fait le produit ou le business plan :-).
    D’ailleurs, il se peut qu’un marché soit ouvert en anglais et pas en français, je vous laisse trouver des exemples.

    Sinon, pour l’histoire des répertoires et sous domaines, je pense également que le jus se transmet moins bien avec les sous répertoires. Cependant, pour les langues, je trouve l’utilisation de sous domaines plus logiques pour éviter de faire un site à plusieurs langues. Ce n’est également que mon avis :-).

    Par contre, pour la question des extensions, j’ai un avis un peu différent. Pour les Etats-Unis, je préfère le .com au .us car j’ai l’impression qu’il est plus populaire là-bas.

    Merci pour cet article qui change un peu de ce qu’on peut lire habituellement. C’était fort intéressant.

    Bonne soirée,

    Reply
  23. Christophe

    C’est vrai que c’est un aspect souvent baclé dans le SEO.

    Si le marché visé est concentré sur un seul pays avec plusieurs langues (le cas de la Belgique ou de la Suisse), les sous-domaines avec bien sûr le même TLD « local » est plus efficace. J’ai l’impression que Google n’aime pas trop un mélange de pages avec des langues différentes sur le même site. Je ne suis donc pas pour la méthode américaine, sauf si le site est déjà très populaire.

    Juste à titre d’info complémentaire pour l’hébergement:
    Pour bien faire comprendre à GG sur quel marché tu t’adresses, tu peux définir la « zone géographique ciblée » pour les .com dans les webmaster tools. Utile dans certains cas.

    Reply
  24. alex

    billet intéressant mais qui soulève beaucoup de polémiques. Je pense que se lancer en référencement multilingue c’est comme aller à l’aventure on ne sait jamais sur quoi on va tomber ou ce qu’on va ramener de notre voyage. Ceci dit pour réussir ce projet il faut d’abord étudier le marché, cibler la clientèle puisque le service proposé peut ne pas trouver d’audience et dans ce cas ça devient une perte de temps énorme. Perso je compte continuer à indexer mes sites en version française, c’est plus sage je trouve.

    Reply
  25. Julien Post author

    @Christophe
    J’ai conduit des stratégies européenes en belgique et tu serais étonné des bons résultats obtenus. Mine de rien les flammand et les wallons il s’aiment pas beaucoup et du coup donner un site pour chaque « ethnie » est plutot bien pris.

    @Alex
    Je ne vois pas ou est la polémique – je ne dis pas au gens « Lancer vous dans le SEO international », je leur donne des tuyaux pour qu’ils le fassent bien si ils le font.

    Reply
  26. Kristof

    @Julien : C’est ce qui s’appelle faire un compromis à la belge – conseil à retenir 🙂 Plus sérieusement, je ne suis pas étonné des résultats mais je trouve que les sous-domaines sont plus cohérents pour un bon nombre de situations.

    Reply
    1. Julien Post author

      @Kristof
      Tu n’es pas le seul Aurélien aussi – encore une fois c’et une question de préférence et de vécu – moi je m’en sors mieux avec des domaines mais rien n’est gravé dans la pierre

      Reply
  27. erick

    En référencement ce ne sont pas les langues des mots-clé qui comptent c’est le marché. Ils sont important (les mot-clés) mais il faut aussi se concentrer sur ce qu’il y a autour.

    Reply
  28. Référencement Yandex

    Tes explications concernant la qualité de traduction des sites me font rappeler un cas que j’ai vécu. Ayant le russe comme langue maternelle mais vivant en France depuis plus de 10 ans on m’a demandé de traduire un site en russe. Quel fut l’étonnement de la personne qui m’a demandé quand je lui ai répondu que je n’étais pas le mieux placé pour le faire car je n’ai pas suivi du tout l’évolution des habitudes de recherches des internautes russes et de la langue russe en générale.

    Quant à la traduction des URLs je conseillerais d’utiliser les URLs en russe car selon mes tests Yandex.ru les préférerait.

    Reply
    1. Julien Post author

      Nous somems d’accord – le mieux c’est la traduction des URLs dans les langages exotiques – mais si c’est impossible il reste la transliteration

      Reply
  29. Joana

    Effectivement, je vais rejoindre ce que bon nombre de commentaires ont décrit mais tes conseils sont vraiment judicieux.

    La plupart des gens ont tendance à croire que seule la langue en elle-même est primordiale, et c’est vrai, mais elle ne fait tout, bien au contraire ! Il faut réellement prendre le temps de travailler en amont sur le pays en lui-même, sur son ouverture, etc.

    Vraiment très bon article, je n’en avais encore jamais lu jusqu’à maintenant, c’est agréable de voir que certains s’élargissent.
    Bonne continuation à toi !

    Reply
  30. site web

    C’est clair ! bien vu les propriétaires de site qui le font traduire par l’étudiant LEA. la base doit déjà être de soigner le travail de traduction !

    Reply
  31. Ahmed

    J’ai déjà touché à des sites multilingues sous WordPress, certains plugin traduisent automatiquement même les URL. Ils permettent également de choisir à ce que la langue soit une variable dans l’url ou carrément un répertoire. Mais d’après mes test, celles qui sont sous répertoire, plaisent le plus au moteur de recherche.

    Reply
  32. Ramenos

    Bon récap !

    Pour ma part, même si j’aime la formule « européenne », c’est bien souvent l’américaine qui est mise en place et elle fonctionne pas trop mal.

    On est ok que les sous-domaines, on évite ça au max, surtout avec Google qui change sa règle tous les 2 quant à l’interprétation des sous-domaines :).

    Reply
  33. Mancko

    Qu’en est-il des noms de fichiers/répertoires en alphabets exotiques ? Mon expérience se limite à des sites en grec et hébreux linkés depuis du gros lourd (site trusté en 6 langues, 20.000 visites par jour, 12 ans d’existence, sur un domaine orienté professionnels et grand public) avec des équipes locales qui rédigent du contenu : ils sont premiers sur les mots en question dans leurs alphabets, mais je reste sceptique quant à l’utilisation de cette méthode sur des sites de petite envergure.
    La problématique se pose d’ailleurs de la même façon quelle que soit la langue : faut-il utiliser des lettres accentuées ou pas ?

    Quant au choix stratégique domaine ou répertoire, je préfère celle du répertoire, bien plus simple à gérer lorsque la même personne gère toute la chaîne de production (développement, contenu, seo).

    Reply
  34. Tanned

    J’ai un collègue blogueur qui a un site en deux langues et à priori il a son site dans un sous répertoire et oui ça facilite pour les moteurs de recherche!

    Reply
  35. JudeJST

    J’ai été confronté à un site multilingue (français-anglais-chinois) ; très complexe de travailler le réf sur différents pays d’autant plus que le SEO en Chine c’est un autre univers.
    Ton article me rappelle celui de Sylvain mais orienté blog 😉

    Reply
  36. axel

    Excellent panorama. Ca me rappelle ma première grossière erreur auprès d’un client. Il avait un site en .com avec un PR3, ce qui était une bonne base de démarrage mais avait pour projet une version anglaise. J’ai préconisé de transférer le contenu en .com vers le .fr et de garder le .com pour la version anglaise. Quelle erreur: j’ai dû refaire le netlinking en entier pour le site français et la version anglaise n’est restée qu’à l’état d’embryon. On ne m’y reprendra pas!

    Reply
  37. Nathalie

    Personnellement, j’ai eu récemment à me pencher sur le référencement mondial. Malgré toute ma témérité, j’admets que les anglophones sont bel et bien présents sur le plan du webmarketing et pour ne pas me faire des ennemis fournissent un travail de qualité sur le plan de la stratégie de marché. Mais bon une valeur sure demeure dans toutes les contrées le référencement naturel faut juste s’armer de patience et d’un bon dico.

    Bourriné

    Reply
  38. agence référencement belgique

    Bonjour Julien,

    Je te rejoins complètement sur ton analyse du référencement international et particulièrement de la situation en Belgique 😉

    J’ai clairement vu plusieurs projets où les clients étaient partis au départ sur une stratégie « américaine » pour ensuite aller vers un schéma « européen » ! Quelles pertes de temps et d’argent…

    Enfin, tu l’as bien rappelé : le SEO se pense en terme de marché, pas de langue… Peut être la chose la plus importante à retenir dans cet article !!!

    Au plaisir de te lire, ici ou ailleurs,

    Gaëtan – @lynkky

    Reply
  39. Linda from

    Merci pour cet article le référencement au niveau international demande des compétences variées et pointues de programmation, création, analyse, étude, expertise et le référencement en anglais est difficile du fait de son statut international et le positionnement à l’international revet un caractère spécial du fait que tous les sites d’envergure mondiale existent en version anglaise et il faut prendre en considération la culture, les réflexes et les modes de vie car ils sont différents d’un pays à un autre donc on ne doit pas faire une simple traduction latérale du site internet.

    Bourriné

    Reply
  40. Fabrice

    Il est clair que si on veut toucher un pays et donc son marché, il faut bien le connaitre pour savoir ce qu’on fait et le site dois être fait parfaitement, comme si c’était un natif de ce pays qui l’avait conçu. Autant ne pas se lancer dans ce genre d’aventure si c’est pour la faire de travers. très bon article en tous cas qui m’éclaire sur des questions que je m’étais déjà posé mais qui restaient sans réponse.

    Reply
  41. bugzero

    On constate une nouvelle fois que pour faire du business que ce soit sur Internet ou ailleurs il faut une stratégie bien définie.

    Edit:Celui la je le laisse passer mais il faudra faire un peu des efforts pour les prochains

    Reply
  42. Berger

    Salut et merci pour cette bonne information. Je trouve ça utile.

    Non mais non … meme apres le minibuzz avec Kévin j’en vois qui vienne me faire de la cochonnerie pareille… bourriné

    Reply
  43. Paikan

    Très bon article ! Il est vrai que le référencement multilingue est relativement compliqué. Je garde ce poste dans mes favoris ! A relire régulièrement.

    pfffffff… pas bourriné mais lien supprimé …

    Reply
  44. ParraCalo

    Désolé j’arrive avec un peu de retard sur cette discussion. Pour ceux qui ont peu/pas de budget, existe-t–il une extension wordpress ou un moyen de présenter automatiquement le contenu traduit en anglais/grec/etc avec disons google trad aux ip venant des pays anglophones/de Grece/etc ? Je sais c’est cheap et pas pro du tout, mais cela pourrait permettre de se positionner à moindre frais…

    Reply
  45. Sophia

    C’est toujours le grand bordel quand il s’agit d’internationaliser son site.

    Pour ma part je penche plutôt pour un domaine en .com décliné ensuite en sous-dossiers par langue, je trouve que c’est plus simple à gérer, et tout est associé au même NDD.

    J’achète toutefois toutes les extensions de pays pour les rediriger vers les bonnes URL.

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