Il n’y a pas longtemps j’avais déjà vaguement tweeté à propos d’un site soi-disant développé par des pointures de notre profession et pour la promotion « internationale » du SEO à la française. J’avais aussi mentionné à quel point il me faisait mal au c*l ce site tellement il avait l’air d’un p*tain de placeholder! Un site fait à la « Tout de suite j’ai pas le temps mais t’inquiètes ! je repasserai demain pour le faire par-dessus la jambe ».

Bref… je suis repassé sur le site là… Et rien n’a changé… c’est toujours de la m*rde… Et ça me fait toujours aussi mal de le voir ce site. Parce que d’un côté on a Walid  qui place la french touch SEO sur la carte du monde a la force du poignet. Et de l’autres on a un site de glandu qui nous fait tous passer pour des baltringues. Au passage surtout les mecs qui ont leurs trognes sur le machin… et à mon avis ça leur rend pas justice… Anyway. Le truc bien par contre avec la bouse immonde c’est que ça nous donne au moins une sorte de cas d’école de ce qu’il en faut pas faire quand on veut se lancer à l’international:


Un site sans convictions et sans objectif

C’est le plus gros problème de tous et vous allez voir que c’est l’origine de tout. Le site a été fait sans convictions.

Je suis désolé mais tu ne peux pas passer pour quelqu’un de sérieux dans le web quand tu fais un site WordPress, qui utilise un Template gratuit et un Yoast pour attirer du business « international » dans le SEO. A la limite encore si tu avais du contenu, des pages services, portfolio, références un truc un peu… au moins cohérent… je veux dire.

Mais la non… quand tu regardes le site tu ne sais même pas le pourquoi du truc. Quel est son objectif ? A quoi il sert le machin ? Mystère ! On a juste une punchline « cocorico c’est les français les meilleurs en SEO », quelques pages qui décrivent une « équipe » (mal foutues en plus les pages), un formulaire de contact, un design pas en phase avec le compte Twitter correspondant. Rien… C’est un peu comme accrocher de la ficelle a un bâton, balancer dans un étang et se dire qu’on arrivera bien à pêcher un truc.

1 – On fait un site avec un objectif clair

Tu ne sais pas à qui tu parles

« On voulait faire du business à l’international-euh t’vois alors-euh…On a fait le site tout en Anglais j’veux dire-euh… »

Sauf que… bah non avant de se lance on essaie un minimum de cibler avec qui on veut faire du business. L’anglais « international » qui rapporte du business, c’est un mythe, ça n’existe pas… quand on fait du business en anglais on le fait avec des américains, des british, des australiens etc… Il faut cibler un marché et ensuite il faut adapter ton anglais et tes références culturelles au marché auquel tu vas t’adresser – sinon tu vas dans le mur.

2 – on fait un site qui cible un marché (pas une langue) et on adapte son discours au marché en question.

Tu ne sais pas à qui tu parles (bis)

C’est bien joli d’essayer de se la jouer cool en écrivant un peu comme moi sur mon blog … sauf que … moi je ne cherche pas à faire du business donc je peux me permettre quelque part mon langage châtié, et les fautes d’orthographe (dans une certaine limite).

Par contre quand on cherche à faire du business avec des gens, qui plus est dans d’autres pays… Mieux vaut éviter les de parler comme un charretier et balancer du « spam the shit out of… » « bunch of …». Si tu tombes sur un mec qui veulent faire du business avec toi a « l’international » il y a des chances pour que le mec il ait un costard cravate et que les pitch avec des gros mots dedans (et des fautes d’orthographe, de grammaire élémentaire, ça lui laisse une impression bizarre d’amateurisme (just sayin’).

3 – On utilise un niveau de langage au même niveau que les prospects qu’on essaie d’attirer sur le site

Il faut éviter les « expressions » ou les jeux de mots bizarroïdes et pas évident à traduire – parce que une fois traduit ça veut rien déjà, et ensuite parce que ça donne vaguement une idée à tes interlocuteurs d’à quel point tu sais pas parler anglais et à quel point tu vas leur envoyer du « titeul » , de la « réjaixe » et du « Ze titeul hof ze niouze paije, haze to bi tchanjingue fore ze miningue ho ze paije tou go ate…euuuh… ze besteste of ze weurlde possibeul ». Par exemple – un « schtroumpf » en anglais c’est un « smurf ».

Ah… Aussi… J’allais oublier : Quelqu’un d’international par définition a des références culturelles propres. Du coup le fait d’être meilleur pointeur de l’amicale bouliste du puy en Velay – même si dans un contexte Franco-franchouillard ça peut être super pertinent – pour John Smith et sa boite au Texas – ça veut littéralement rien dire – ça n’a absolument aucune valeur – donc encore une fois à éviter.

4 – A moins de maitriser parfaitement la langue du marché qu’on cible on évite les expressions toute faites, les euphémisme intraductible ou les comparaisons douteuses. On essaie d’éviter les références franco-francaise. 

Et aussi Google translate ce n’est pas ton pote… Non mais sérieux… C’est trop pas ton pote… donc…non… faut arrêter la… écrire en Anglais ça s’improvise pas … Moi je le fais pas et ça 10 ans que je vis dans des pays anglophones… 10 ans… Sérieux c’est un vrai boulot. Honnête quand je vois le site, la tout de suite, je me dis vivement le premier article que je me marre… M’étonnes pas que le compte twitter ne fasse que du whoring et du relai d’articles écrits par d’autres…

5 – On fait traduire adapter les textes par une personnes native – PAS DE GOOGLE TRANSLATE

Mollo sur l’exception française

Alors ce n’est pas pour faire du French Bashing ou autres… Il faut un peu se la péter sur un site quand tu veux faire du business… Ça fait partie du processus de vente, personnes est arrivé en disant « oui alors on fait du boulot moyen a des prix acceptables » … Il faut surjouer un peu, il faut donner envie un peu au prospect donc… quand on promeut un service bien franco-francais OK… cocorico ! Voilà c’est cool.

Maintenant faut pas pousser trop non plus parce que sinon tu rejoins tres rapidement l’image cliché du français arrogant et donneur de leçon que personnes peut blairer dans le monde. Faut en être conscient de ça ! De l’image que les gens ont de la France et des français… Il faut savoir en jouer sans en abuser. C’est une question de dosage, c’est ténu – tu veux passer pour « Léon » le professionnel, pas pour « le Mérovingiens ».

6 – On n’abuse pas de l’exception Française.

Faut avoir l’air pro un minimum

Alors j’en ai parlé un peu en intro de l’article mais il faut revenir dessus un peu parce que … Putain quoi!

  • C’est quoi le but de ton site ? tu veux promouvoir le SEO français ? le cocon sémantique ? Oui ? bon bah il serait temps d’écrire quelque chose sur le sujet.
  • Le design est discutable (au mieux)
  • Ce n’est pas cohérent. Ce n’est pas cohérent avec le compte twitter. Y’a pas de cohérence entre les portraits des mecs, y’a pas de cohérence dans le ton et ça se sent encore plus après le passage sur Google Translate.
  • L’anglais … je sais ça fait mec qui radote mais… l’anglais quoi… quand je lis le site… je peux littéralement entendre votre accent. Ce n’est pas sérieux.

7 – Si je peux monter moi-même un site équivalent c’est que ton site fait amateur donc on fait un vrai site.