wordpress-logo

Depuis l’apparition, puis le développement fulgurant des CMS, parmi lesquels WordPress tient le haut du pavé avec près de 25% du web mondial, les sites et les créateurs de site ont poussé comme des champignons après la pluie. Créer un site web semble aujourd’hui d’une simplicité incroyable, et nous assistons de fait à la multiplication de sites à l’apparence « wow effect », mais sont ils « pros » pour autant et répondent-il à des stratégies SEO réfléchies et correctement mise en œuvre ? Que cache la fameuse « installation en 5 minutes » de ce CMS ?

WordPress, une apparente simplicité.

Il faut bien l’avouer, de prime abord WordPress parait simple. C’est propre, une interface assez intuitive, un ensemble de concepts et de fonctionnalités complet pour faire un site correct. D’innombrables modules permettent d’ajouter à peu près tout ce qu’on veut en terme de fonctionnalité, d’un simple gadget de mise en page au système E-commerce le plus avancé. Le tout sous licence GPL, et, partiellement gratuit.

Ajoutez à cela les dizaines de milliers de thèmes graphiques disponibles, gratuits ou payants, et a priori vous vous dites « j’ai tout ce qu’il me faut hop c’est parti » !

C’est vrai. On peut très facilement faire un « beau » site web assez facilement. Mais un beau site n’est pas un BON site ! Et la meilleure preuve est simple à trouver, il suffit de se rendre sur n’importe quel site (1 chance sur 4 que ce soit un wordpress), et de regarder le code source….

Se former, seul salut pour un site pro.

La carrosserie ne fait pas la voiture. Ce qui compte, c’est le moteur. En gros, tout ce qui ne se voit pas. Et là les complications commencent. Construire un site pro, ça veut dire répondre à une problématique marketing, appliquer une stratégie de communication. De fait, transposée au web, cela signifie avant toute chose OPTIMISATION. Sur le plan technique, d’une part, pour offrir tout ce qui est nécessaire à la navigation pour le visiteur, et sur le plan SEO d’autre part, pour répondre à la stratégie du client. Pour cela, il faut « mettre les mains dans le cambouis », pour utiliser l’expression consacrée, et soyons clairs, ce n’est pas à la portée de tous. Entre en jeu ici la compétence de développeur. Et apprendre à développer sous WordPress, ca ne s’improvise pas. Et là les choses se corsent parce que « développer » et « optimiser » sont certes des compétences complémentaires, mais pas forcément liées. Il faut donc apprendre les deux, et ce sont deux univers très distincts.

Tutoriels, manuels, ou formations ?

Les manuels existent, mais sont franchement à déconseiller. Ils sont obsolète à l’instant même de leur parution. WordPress évolue vite, très vite, et parfois sous des aspect fondamentaux (par exemple le nouvelle gestion des taxonomies depuis la version 4)

Les écoles informatiques, curieusement, proposent rarement des formations aux CMS. Et souvent même proposent des formations aux systèmes propriétaires de type ASP, alors que le web est essentiellement fait de PHP et de logiciels libres de type Apache et toutes les éditions de Linux. Ça ne doit pas être assez noble… Pourtant avec 25% du web, les institutions feraient bien  de se lancer dans l’affaire, cela éviterait de se retrouver justement avec des « développeurs » qui du coup doivent apprendre les outils nécessaires à leur travail… en dehors des écoles ! Un comble. Et la non plus les choses ne sont pas simples.

Oh certes il existe bien des milliers (aller on ose des millions !) de tutoriels sur la toile. Et oui ces tutoriels répondent à des point précis, pour se dépatouiller d’un problème spécifique. Souvent très bien faits d’ailleurs, ils rendent d’innombrables services et permettent d’avancer. Mais est ce pour autant suffisant pour une véritable formation professionnelle ? L’autoformation se doit donc d’être réellement professionnelle et complète, pour avoir la fameuse vision d’ensemble du système et combiner les compétences. Oui, il y a un marché !