freelancer

Ne dites pas à ma mère que je suis consultant freelance… elle me croit ingénieur en SSII. Avec tous les avantages d’un travail salarié et régulier, avec une feuille de paye. Pour elles, un freelance informatique, c’est un jeune homme barbu, avec des jeans et des tshirts bizarres, les informaticiens en SSII des ingénieurs, des gens sérieux avec attaché case et costume, qui reçoivent un salaire beaucoup plus important.

S’il y a bien un domaine où internet a changé la donne, c’est bien celui de la recherche d’emploi, CDD, CDI ou mission de freelance. Et c’est frappant dans un pays comme la France,où le statut de freelance a été beaucoup moins répandu que dans d’autres pays. Le free-lance peut effectuer une mission de longue durée, ou, au contraire, intervenir ponctuellement sur des problématiques très pointues.

Dans les deux cas, il répond à un besoin pour lequel l’entreprise ne souhaite pas faire d’embauche interne. Les raisons sont variées, mais se résument à deux cas de figure :

  1. la compétence requise n’est nécessaire que pour une tâche ponctuelle et il n’y a pas de possibilité de faire évoluer le consultant vers d’autres types de postes en interne, en particulier pour des raisons de coût
  2. la compétence requise est amenée à disparaître, souvent du fait même du projet (c’est le cas pour tous les projets de migrations de gros systèmes informatiques sur des architectures ou des langages anciens, comme le Cobol)
  3. la compétence est nécessaire en interne, mais dans le cadre d’un projet et d’une mise en place, il y a besoin de plus de monde que pour l’exploitation courante (cas, par exemple, des projets Big Data)

Trois statuts possibles pour le consultant informatique

Un consultant peut donc travailler en SSII (ce que ma mère croit que je fais). L’avantage est qu’il a un salaire assuré, l’inconvénient et qu’il n’a pas le choix de ses missions, que la SSII décide comment elle le place chez un client en fonction de ses besoins propres, qui peuvent passer avant ceux du client, ou ceux du salarié. Il n’est pas rare d’être changé de client en cours de mission, ou, à l’inverse, d’être « oublié » pendant longtemps chez un client pas tellement passionnant, qui a décidé que vous étiez l’homme de la situation.

Le consultant indépendant a plus de marge de manoeuvre. Il peut choisir chaque mission, et (tenter) de fixer son taux journalier. S’il a la chance d’avoir une compétence très recherchée (Java, par exemple, en ce moment), il pourra un peu faire monter les enchères ou tenter de négocier quelques avantages supplémentaires.

A la différence d’autres pays, le consultant travaille rarement purement en freelance, avec un statut de profession libérale ou de SARL d’associé unique. Les structures juridiques françaises sont assez peu favorables à ce type d’activité, dans la plupart des cas, le consultant travaillera en portage salarial, via une SSII. Bien qu’il soit en apparence salarié de la SSII, il a plus d’indépendance. L’ampleur de cette indépendance dépend du donneur d’ordre réel : a-t-il été recruté et choisi directement par le client, auquel cas le portage salarial est un arrangement administratif, ou bien a-t-il été embauché par la SSII pour une mission ?

Dans les deux cas, il s’intègre dans l’équipe de projet, suit les directives du chef de projet et effectue le même reporting que les autres membres de l’équipe de projet, qu’ils soient salariés ou consultants externes.

Comment un consultant trouve-t-il ses missions ?

Le web a révolutionné la recherche de travail, dans le secteur informatique plus encore. Selon le type de travail recherché, le consultant recherchera des missions sur différentes plateformes. Certaines d’entre elles, comme Codeur.com sont plutôt orientées « web », en intégrant aussi des missions de graphisme ou de seo, d’autres, comme Le Hibou sont de véritables SSII virtuelles, qui offrent un véritable service de mise en relation, avec la possibilité de rechercher des profils adéquats pour un client et, pour les consultants, la possibilité d’un portage via Le Hibou.

Chaque plateforme a ses spécialités. Ce n’est pas sur Le Hibou qu’on trouvera une offre de mission pour « copier Amazon », comme sur une autre plateforme de freelancers… Aussi, il est inutile pour le consultant de s’inscrire sur toutes les plateformes disponibles.

Par contre, il est utile de soigner sa présence en ligne et sa notoriété : le profil LinkedIn (et, dans une moindre mesure, le profil Viadeo) permet d’asseoir une compétence et d’entrer directement en contact avec des clients potentiels, via des groupes professionnels.

Dernier outil à ne pas négliger : le blog. Comme le Muscle, il est un outil puissant de notoriété !