Travailler pour un hôtel franchisé, pour un référenceur je dirais que ça s’approche du cauchemar éveillé. En fait on doit non seulement gérer avec la concurrence que je qualifierai de normale pour un hôtel – à savoir les autres hôtels bien entendu mais aussi et les centrales de réservations. La différence c’’est qu’en tant que franchisé ce qu’on croit être un avantage (à savoir faire partie d’un groupe) devient rapidement un inconvénient puisqu’on doit aussi faire face à la concurrence dudit groupe – pire de temps en temps vous n’êtes pas le seul franchisé du même groupe dans la même ville et je vous jure que de temps en temps on arrive à des situations ubuesques quand à l’acquisition de visibilité notamment sur les mots clés « brand ».

La situation

Le site du client a perdu énormément de visibilité en Aout 2012 lors de la mise en place de « Venice » au canada. Jusqu’ici le site du client s’en tirait pas trop mal au niveau des rankings sur des mots clés plutôt sympa  du type « hôtel ville », « hôtel Centre-ville » ou encore « groupehotel  ville ». A la suite du déploiement de l’update patatra, le site passe en deuxième page de résultats et surtout, surtout n’est plus 1er sur ses mots clés « marques » ce qui est beaucoup, beaucoup, beaucoup plus grave.

Mais que s’est-il donc passé ?

Ma foi sur les termes génériques le constat est normal, sur les requêtes « hotel(s) ville» ou «hotel(s) centre-ville » on retrouve « Google hôtel finder » (Ô surprise) avec un résultat « sponsorisé » soit disant bien qu’il soit hors de la case Adwords et qu’il occupe l’emplacement de ce qui était auparavant la première position naturelle de la page et qu’il prenne beaucoup de place sur la page… c’est frustrant mais bon c’est Google, ils sont chez eux ils font bien ce qu’ils veulent après tout. Résultats 2 à 7 (ou 8) on retrouve des résultats locaux et parmi eux le listing de mon client mais par contre l’URL listée est celle du site corporate de la franchise. On retrouve ensuite 2 a 3 résultats naturels – celui de mon client ayant été repoussé en début de seconde page.

Vérification sur les termes « brand »

Sur les termes « grouphotel ville» la encore ce sont des résultats locaux qui dominent. On retrouve en 1ere position le listing local de l’hôtel de mon client, une fois encore avec l’URL du site corpo, avec en outre la fiche de l’hôtel sur la droite, suivie du site corpo en version .com puis la version du site corpo en version .ca et enfin le site de mon client repoussé pour le coup en quatrième position sur son propres nom de marque.

Je me logue donc au compte Google du client et je vais dans l’interface d’admin de la page locale, et là c’est bien mon annonce, j’ai bien les stats, je peux modifier la fiche et l’interface me montre bien l’URL de mon client – « ouate zeu feuque ! ».

Je contacte donc le service d’aide Google Local histoire de savoir un peu ce qui se passe et là le p’tit gars de chez Google m’annonce que j’ai un problème de « double ownership » c’est-à-dire qu’une autre personne que moi a « claimé » ET vérifié le listing et que pour des raisons de « confidentialité » il ne peut me dire que la fin de son email qui est en @groupehotel.com. Lors d’un cas de double ownership avec 2 URLs différentes, google se retourne vers l’URL de site pour laquelle il est le plus sure de renvoyer les internautes vers le bon business – le site de la franchise.  Seule manière de récupérer le listing, avoir cette personnes révoquer ses droits sur le listing.

La situation est donc maintenant plus claire, le quartier général  de la franchise a réclamé tous les listings locaux de ses franchises sans même se prendre la tête à écrire une description ou quoi que ce soit d’autres puisqu’ils étaient surs d’avoir l’url de l’hôtel sur le site du groupe listée en lieu et place de l’URL du site du franchisé.

Voilà comment un groupe peut facilement vous NSEO la tronche, tout en restant dans les guidelines Google et de façon que j’ai cru longtemps définitive.

NOTE : le représentant Google niera jusqu’à la crève que le groupe ait fait une soumission générale de tous les hôtels et que ces listings ait été attribué au groupe de manière automatique. De l’autre côté le staff de l’hôtel niera jusqu’à la crève d’avoir jamais reçu la carte postale ou le coup de fil avec le code de vérification.

Les actions menées

Pendant près d’un an je me suis battu avec Google local d’un côté, réussissant quelquefois à récupérer le listing sur de courtes périodes (max 3 semaines) et de l’autre avec la section franchise du groupe tentant en vain de les convaincre de lâcher le listing. Et puis un jour je suis tombé sur un représentant Google un peu plus cool que les autres et qui m’a donné la solution pour récupérer.

La solution

Le saviez-vous ? Les pages Google+ « local business » prennent le pas sur les pages Google locale qui ont été mise en place via Google maps ! Et oui ! La solution était toute simple et devant moi depuis des semaines (mois).

Il a suffi de créer une page Google+ « local business » : à partir de votre Page d’accueil Google+, cliquer sur « pages » puis, « créer une page », « petite entreprise ou activité locale » puis laissez-vous guider et surtout, surtout demander bien la vérification du listing. Si vous aviez déjà une page Google locale crée selon la méthode décrite dans mon article sur le SEO local je vous conseille d’updater vos actions en créant une page Google+ locale histoire de vous couvrir contre une action qui pourrait conduire à une situation de double ownership (on sait jamais).

Les résultats

La page ont été créés courant Juillet, le client et Google se sont un peu fait tirer l’oreille par rapport à la vérif’ du listing qui a pris un peu de temps. Ce fut chose faite le 25 septembre et j’ai récupéré l’URL du client sur le listing le 27 septembre et on a pu voir une augmentation de trafic quasi instantanément (voir ci-dessous): le trafic moteurs en octobre a augmenté de 134%, le site du client est revenu en page 1 sur les mots clés génériques et en 1ere position sur ses mots clés « brand » ce qui a multiplié le score de visibilité du site par 3.