Ma compagnie était récemment a la recherche d’un « SEO Exécutive Junior» ce qui m’a permis de me replonger dans les joies du recrutement dans la sphère SEO. Alors je ne pourrais pas dire comment ca se passe dans d’autres business mais pour les gens qui voient cela de l’extérieur il faut tout de même prévenir que le recrutement dans le SEO a quelque chose de spécial.

Le métier est encore « jeune » ou tout du moins pas trop vieux, il n’y avait pas véritablement du cursus scolaire « référencement » jusqu’à il y a peu (3 ans je crois) et il faut garder un esprit ouvert sur les profils et surtout les CVs des candidats potentiels. Il est encore courant de voir des candidats avec des CV qui n’ont relativement rien à voir avec le marketing web et qui pourtant pourront devenir de très bons consultants pour peu qu’on prenne le temps de les former un peu.

Je peux me prendre comme exemple – Oui maintenant mon CV en jette dans la sphère SEO mais quand j’ai commencé il y a 8/9 ans maintenant,  mis a part une pauvre formation en développement et de l’expérience dans des restaurants et des Fast Foods… il n’y avait pas grand-chose a se mettre sous la dent. Mon petit doigt me dit que @rudy_som était dans un cas similaires lorsqu’il s’est lancé et honnêtement – si il n’était pas a son compte je connais nombre de boites SEO qui se boufferaient les couilles doigts de ne pas l’avoir engagé.

Bref – Il faut garder un esprit ouvert parce qu’on en sait jamais on peut tomber sur une perle rare, le revers de la médaille par contre c’est que des fois on tombe aussi sur du grand n’importe quoi (et pas que les candidats avec des CV « exotique »). Florilèges de cas vécus :


L’erreur de casting

Contexte : Le candidat a répondu a notre annonce et a été sélectionné par mon boss selon de critères qui a ce jour me sont étranger. Je n’ai pas vu son CV ni sa lettre de motivation avant l’entretien.

Le candidat arrive le jour de l’entretien et il présente bien. Quand il s’assoit pour discuter il nous demande et je le cite « Ou sont vos Hangars de stockage? » ce a quoi je réponds « o_O – Ou sont nos hangars de stockage… ? ». Bref L’interview est vite écourtée dans la mesure où le gars à juste répondu à une annonce sans même savoir quel job était derrière le monsieur en question est gentiment renvoyé chez lui après 5 minutes.

Le/ La noob(e)

Potentiellement un nid à pépite selon quel type de noob vous avez en face de vous – et tout va se jouer justement sur l’entretien. A ce niveau le CV n’a quasiment aucune importance puisqu’on a affaire à quelqu’un en pleine reconversion et tout ce qu’on pourra y voir sont des expériences de jobs alimentaires dans des domaines plus ou moins proches (et souvent « moins proche » que « plus proche ») et quand on a de la chance quelques formations pour adultes plus ou moins sérieuses.

La on a 2 cas de figure qui se présentent – le « bon » noob et le mauvais « noob » :

  • Le bon Noob – il a de grosses lacunes en SEO, parfois même très grosses, et aucune véritable expérience mais il ne les cache pas – il n’y connait pas grand-chose mais au moins il ne vous prend pas en traitre, quand il ne sait pas, il le dit il mets ses cartes sur la table (même s’il en a pas beaucoup) et ensuite il te laisse décider si tu es prêt a prendre le risque (ou pas) – il a une grosse envie d’apprendre, il est futé et il a vraiment envie de bosser quitte a se manger de l’audit de mots clé pendant 6 mois 8h par jour – quand on tombe sur un cas comme celui la, pourquoi ne pas donner un chance a cette personne – il y aura du boulot pour la formation mais au final on peut se retrouver avec de très bons éléments – (en fonction du poste a pourvoir bien entendu)
  • Le mauvais « Noob » – lui il est la parce qu’il a entendu dire que le SEO ca payait bien (Je ne parle pas de la France hein ! – le SEO ca paye bien à l’étranger) – il va essayer de te la faire a l’envers a coup de grand discours appris par cœur sur des blogs SEO. Dans ce cas – merci et bon vent !

Les pousseurs de boutons

Ah putain ils ont le don de m’énerver ceux la ! (3 cas concrets) A chaque fois je les vois venir, a chaque fois je me dis « ca peut valoir le coup – soyons ouverts – tu connais des mecs avec des profils similaires qui valent leur pesant de cacahuète» et a chaque fois j’ai vraiment l’impression d’avoir gaspillé mon temps lors des entretiens et j’ai envie de leur taper la tronche sur le bureau. Le plus souvent « ex » ou « pauvre » éditeurs de sites – ils ont probablement fait un {peu | pas mal| beaucoup} d’argent a une époque, ca eu payé mais ca paye plus. Déjà dans 2 cas sur 3, les mecs sont arrivés à l’entretien en jeans troués, T-shirts, baskets et barbe de 3 jours tout imbu qu’ils sont de leur personne. Ils ont de bonnes connaissances générales du SEO mais des que tu creuse un peu tu te rends compte qu’ils font du SEO au bazooka et / ou a l’arrache (Blast, Blast and Blast again ! And if it doesn’t work well you blast some more!) – Ils ont aussi la fâcheuse habitude de croire qu’on peut faire la même chose sur les sites de clients que sur un MFA.
Sur les 3 entretiens aucun candidat retenu (bien entendu) et 1 viré au bout de 5 minutes quand il m’a dit : – « Je ne mets pas de costume pour les entretiens avec des agence de recrutement » – Sauf que la ce n’est pas une agence de recrutement- t’as même pas vaguement googlé le nom de la boite pour laquelle tu va passer un entretien – Merci et bon vent !

Le meilleur SEO du Monde

Alors lui je crois qu’il restera a jamais dans ma mémoire. Contexte – recherche d’un consultant Sénior pour NetBooster UK – il nous faut donc du solide, du concret parce que le gars va gérer du client costaud. Le mec arrive avec un CV solide – il change de boites plus ou moins tous les ans – ce n’est pas très bon signe en France mais c’est courant aux UK surtout a l’époque dans un marché ou l’offre SEO est très en dessous de la demande et ou on se fait chasser 5 fois par semaine par téléphone – au boulot sur votre ligne directe. Le mec a des prétentions salariales monstrueuses (mais encore une fois – a Londres il y a 5/6 ans rien de bien surprenant). L’entretien se passe bien jusqu’au moment ou on teste un peu ses connaissance :

NB – Question : « Dites nous un peu les grands lignes de votre stratégie pour ce site »

Candidat – Réponse « Je préfere ne pas vous dire, la dernière fois que j’ai fait ce genre d’exercice durant un entretien, la compagnie a volé toute mes idées, elle les utilise maintenant pour ses clients et ils ne m’ont pas engagé »

NB – « o_O Je vous demande peurdon !!?!? Euh KEuwaH !?»

Candidat – « Oui parce que vous comprenez … bla bla bla bla »

NB – « Non mais sans blague… Ce n’est pas l’épicerie du coin de la rue ici… on est une vraie agence, avec pleins de consultants dans plusieurs pays en Europe… »

Candidat – « Non vraiment pas possible ou alors si vous me filez du pognon… disons… »

Je n’ai jamais vraiment su la fin de son truc, je suis parti de l’entretien et j’ai laissé mon boss de l’époque (un grand-breton bien élevé) lui montrer courtoisement la sortie des bureaux.

Le vendeur de Tapis

Lui aussi risque d’être gravé longtemps dans mon cerveau. Super CV, super lettre de motivation – il est Indien – D’inde (je dis ca parce que chez moi on peut avoir des indiens mais « Native American ») le mec présente bien mais l’entretien part tête à queue d’entrée de jeu. En fait ce qu’il propose le mec, c’est qu’on l’engage pour qu’il gère l’outsourcing de nos clients quelque part en Inde ou au Pakistan tout en se sucrant 2 fois au passage.
Merci mais … non merci.

Voila si vous aussi vous avez des histoires croustillantes dans votre recrutement – lachez vous dasn les commentaires ! Sandrine hein SI tu m’entends J’ai hâte de connaitre ton histoire de prisonnier !