Il y a 10 jours de cela, je me suis lancé dans une série d’articles dédiés aux grands débutants du référencement. Nous voila donc parti pour un 2e opus au cours duquel nous allons je vais m’efforcer de définir les tenants et les aboutissants des paramètres off- line dans une campagne de référencement. Attention toutefois, ceux qui s’attendraient a de grandes révélations risquent d’être déçu dans la mesure où cet article a surtout pour but de couvrir et d’expliquer certains concept afin que tout un chacun puisse comprendre et appréhender les problématiques auxquelles leur prestataire en référencement font face au cours d’une campagne (ou au cours d’une campagne à venir).

Les paramètres off-site

Il existe 3 types de paramètres off-site distincts qui vont avoir un impact direct ou indirect sur les positions potentielles d’un site :

  • La concurrence sur le mot clé visé

Et ben oui c’est plus facile de se positionner sur un mot clé peu concurrentiel du type « saucisson Léon » que sur un mot clé genre « rachat de crédit »

  • La popularité du site

La fameuse popularité, le nouveau sang du web qui obsède tous les SEO autour de la terre dans la mesure où c’est un des paramètres principaux de l’algorithme de Google qui est (malheureusement) le moteur de recherche dominant.

  • L’empreinte Social media du site

Compte tenu des efforts que les moteurs font pour personnaliser les résultats, l’empreinte sociale de votre site est de plus en plus prise en compte dans le calcul de pertinence et par conséquent dans l’affichage des résultats.

La concurrence sur le mot clé visé

Plus un mot clé sera concurrentiel et plus il sera difficile de se placer dans le pelotons de tête avec son site. Prenons un exemple concret – Positionner ce blog sur le mot clé « lionel Dricot »  a été l’affaire d’une page a moitié optimisée comme un gros porc du SEO (petit clin d’œil a l’ami @512Banque si il me lit), 3 liens et quelques tweets bref un jeu d’enfant attardé, aveugle, sourd et cul-de-jatte.

Pourquoi ?

Parce que tout le monde s’en cogne de se positionner sur ce mot clé a priori, mis a part ce cher Lionel qui fait par ailleurs plutôt un bon travail de protection de sa propre marque (sans le vouloir). Par contre se positionner sur le mot clé « Julien Berard » c’est une autre paire de manche. J’avoue ne m’être jamais sérieusement penché sur le sujet puisque sur la toile je me transforme en « Le Juge », mais pour le coup nous sommes au moins 2 à vouloir se positionner et l’autre « Julien Berard » bénéficie de plus de célébrité que moi puisque c’est une cycliste pro avec un palmarès plutôt conséquent.

Bref  jusque la je ne fais que sous-titrer une évidence mais attention toutefois car de temps en temps on reconnait mal un des 2 visages d’un champ sémantique qu’on qualifiera de concurrentiel :

  • On a en premier lieu le champ sémantique ou il y a du monde et puis c’est tout genre « rachat de crédit », «Casino en ligne » et j’en passe des plus funky. Malheureusement il n’y a que 10 sweet spots sur la 1ere page de résultats et par conséquent c’est la guerre ouverte et il faudra donc beaucoup d’efforts pour parvenir à sortir de la meute.
  • Le champ sémantique ou on retrouve finalement peu de monde mais uniquement des gros qui sont la depuis la nuit des temps. C’est un cas beaucoup plus courant dans le B2B et pour tout dire c’est le genre de cas auxquels je n’aime pas me frotter trop sauf si je travaille pour un gros qui est plus ou moins déjà la.

La popularité du site

La popularité d’un site est un des facteurs qui compte le plus dans l’algorithme de Google  et la récente décente d’animaux en tous genres sur le web n’est qu’un effort (désespéré ?) pour protéger cet état de fait.  J’en parlais d’ailleurs il y a un moment dans une superbe infographie maison sur l’importance de la popularité.

Pourquoi la popularité est elle si importante ?  Pour faire simple on va dire qu’a la base quand Google est arrivé sur le marché, à une époque ou mettre un lien en place demandait un réel effort de la part d’un webmaster Google partait du postulat suivant :

« Si un webmaster a pris le temps de faire un lien vers votre site, c’est qu’il pense que votre site en vaut la peine.»

A cette époque chaque lien récolté devenait par conséquent une sorte de « recommandations » de votre site.  De notre coté a nous (les SEOs) nous avons vite compris l’importance de la popularité et nous en avons usé et abusé ; forçant Google à adapter le concept en fonction des différents abus mais sans toutefois qu’il abandonne ce concept de départ qui forcerait Google a repenser son algo de fond en comble – avec ajout de paramètres « qualitatifs » tels que l’ancre ( naissance du GG bombing), le PR (naissance du PR sculpting), puis la thématique du site et ou du contenu (linkwheels, autoblogs, blasts, achat de liens)  et j’en passe et des plus funky encore une fois tellement il y a eu des mises a jour dans l’algo et dans les techniques de Link building.

Ce petit jeu du chat et de la souris nous a conduits  à la situation actuelle qui consiste pour nous référenceurs à améliorer le « profil de liens entrants » d’un site dans un certains cadre et en tenant compte de nombreux facteurs tels que l’âge du site, le ratio dofollow/nofollow, la présence d’ancres optimisées ou non et sur quels mots clés, la provenance des liens (site pénalisés ou pas, types de sites, thématiques, etc … ) fréquence et vitesse d’acquisition des liens etc …

L’empreinte Social media

C’est la nouvelle tendance du moment et c’est surtout la nouvelle marotte de Larry Paige qui tient absolument à imposer Google+ au reste du monde. En outre le mojo de Google c’est la pertinence et être pertinent c’est aussi positionner des sites  sur les sujets chauds et de nos jours les sujets chauds débordent aussi  sur la sphère sociale.

Pour le coup nous sommes encore un peu dans l’ombre (en tout cas moi je le suis) vis-à-vis du détail du processus ou sur la longévité des rankings acquis et les études et articles disponibles sur le sujet ici ou la sont a prendre avec de nombreuses précautions. Mais il est sur qu’a l’avenir les paramètres sociaux entreront  de plus en plus en compte (et surtout Google + puisque Google tend a nous imposer de plus en plus ses produits) dans l’acquisition de visibilité dans les SERPs.

EDIT

Je viens de trouver un echange avec Matt Cutts qui est pas trop mal sur le Sujet lors du SMX2012