referencement international

Ca faisait vraiment longtemps que je comptais me pencher moi-même sur un article concernant le SEO à l’international, dans la mesure où j’ai bourlingué un peu aux 4 coins et qu’en plus même si ca fait un petit bail, j’ai quand même eu la chance de taffer sur des projets internationaux assez complexe. Je passe finalement le pas suite a un post sur le forum de veille-seo.com et aussi un email de Nicolas qui âpres avoir lu un guest sur la recherche des mots-clés multi-lingues me demande plus de précision sur la manière de mener une campagne de référencement multilingues.

SEO multilingue : Pré-requis

La première chose vraiment importante à savoir avant de lancer une campagne c’est savoir sur quel marché on veut se lancer. Je l’ai déjà dit plusieurs fois mais je vais le répéter encore une fois :

!!   Le référencement ne se pense pas en termes de langues mais en termes de marché   !!

Tout le monde croit que parce qu’on fait du business sur internet on est peut potentiellement vendre ses pots de confiture a l’autre bout du monde, et devenir du jour au lendemain un millionnaire, c’est une image qui a beaucoup circulé dans les pubs pour les FAI et autres solutions e-commerce mais rien n’est plus faux ! Tous ceux qui se disent « je vais faire une version anglaise de mon site comme ca je ferais du business avec le monde entier » se plantent dans les grandes (très grandes) largeurs, de même si votre site a de bon résultat dans les outils de recherche français, cela ne veut pas dire que vous en aurez dans les moteurs anglophone juste parce que vous l‘aurez traduit.

Une simple traduction et mise en ligne d’un site sans idée sur le marché qu’on veut attaquer ce n’est bon que pour un seul cas de figure, être capable de présenter une version anglaise a des prospects internationaux que vous aurez démarché autrement que par le biais des moteurs de recherche – C’est bien pour du site corpo, ca protègera votre nom de domaine et votre marque mais c’est tout.

La langue

On commence à toucher au cœur de la stratégie. Souvent langue = marché mais pas tout le temps ! L’anglais notamment : les Américains ne parlent pas le même anglais que les canadiens qui ne parlent pas le même anglais que les britanniques ou les australiens etc etc… Donc maintenant qu’on a clairement identifié le marché qu’on veut attaquer, on va faire traduire / copy writer son contenu par un PROFESSIONNEL (pas le neveu de la voisine qui a fait un deug LEA) et si possible NATIF et on y met un peu de budget, on ne passe pas par une agence de trad Indienne toute moisedave.  Trop souvent et même en travaillant sur des gros projets j’ai vu des compagnies faire traduire/écrire leurs textes par des professionnels certes mais de manière trop « internationale» sans prendre en considération les spécificités du pays dans lequel le site allait être promu. Vous pouvez être certain d’une chose, un ricain ne fera pas de business avec vous si il voir que votre site est écrit en britannique et vice versa.

Sites, Répertoires ou sous-domaines

C’est une très bonne question ! C’est probablement la question qu’on m’a posé le plus souvent de toute ma carrière et pour le coup il n’y a pas de réponse vraiment claire. En fait ce sont 3 stratégies différentes que j’appelle moi « américaine » (répertoires), « Européennes » (Sites) ou mixte (sous-domaines). Et la mise en place de telle ou telle stratégie va dépendre de plusieurs facteurs. D’un point de vue personnel, je ne suis pas un grand fan des sous-domaines, je laisserai donc cette stratégie de coté j’ai vu des gens avoir de gros résultats avec des sous-domaines. Dans l’absolu je trouve que les sous-domaines sont en général plus difficile a faire ranker, j’ai l’impression que le link juice se transmet moins bien d’un domaine vers un sous domaine que d’un domaine vers un répertoire et m’est avis aussi qu’il est plus simple de chopper du lien interne vers un répertoire qu’un sous-domaine mais encore une fois c’est mon avis.

La stratégie « américaine »

Elle convient le mieux à des gros sites, très populaires – Microsoft utilise cette stratégie par exemple,  Grosso modo elle repose sur le fait que le site est gavé de liens a la fois sur la home page et les pages internes (au minimum top catégories) et que les pages internes profitent du Jus du site global.

Au niveau technique, il suffit de mette en place un répertoire /xx pour bien séparer les versions et ensuite on pense bien à traduire les URLs dans le langage défini par le répertoire

Exemple

microsoft.com/france/windows/internet-explorer/telecharger-ie9.aspx

microsoft.com/en-US/internet-explorer/products/ie-9/compare-browsers

Attention – ce n’est pas parce qu’on va utiliser un domaine unique qu’on ne doit pas protéger sa marque !  Il FAUT ABSOLUMENT acheter les domaines associés à sa marque avec les extensions locales de toute façon.

La stratégie « Européenne »

C’est personnellement ma préférée parce que c’est celle qui offre le plus de possibilités, dans cette configuration nous avons un site / domaine par marché. Le gros avantage de la stratégie européenne c’est qu’on dispose d’un pool de sites spécialisé et qui si tout est bien fait sont optimisés pour les marché dans lesquels on veut se faire une place. Ils permettent tout un tas de configuration de stratégie de corporate linking tout en facilitant le travail d’acquisition de liens dans la mesure ou acquérir des liens pour un domaine est plus facile que d’obtenir des liens pour des pages internes ou des sous-domaines.

La question des extensions

C’est généralement la question qui vient juste après celle du domaine Vs Sous-domaine Vs Domaines.  « Quelle extension pour la version anglaise de mon site ? ». La réponse devrait venir d’elle-même si vous travaillez en termes de marché et non plus en termes de langages. Il faut prendre l’extension locale .us, .ca,  .co.uk, .au et cætera !

« Mon NDD ou ma marque n’est pas disponible sur l’extension locale en question alors je fais quoi ? »  Et bien il faut voir si il n’y a pas moyen de racheter le NDD et si c’est impossible on prend un domaine qui va bien, j’ai vu certaines compagnies changer leur marque sur le marché concerné pour pouvoir se positionner correctement dans certains pays.

Les URLs « exotiques »

Pour les fans des pays qui ont des alphabets « exotiques » types Russe, Arabe, ou Chinois un problème se pose souvent vis-à-vis de la ré-écriture des URLs et la question qu’on m’a souvent posé c’est doit on traduire les URLs dans le langage local sachant que lorsqu’on voit ces URLs quand elles ne sont pas encodées cela ne ressemble qu’a une longue suite de chiffre et de symbole mathématiques.

Dans ce cas précis 2 solution s’ouvrent à vous :

La traduction et l’encodage de ces URLs purement et simplement. Ne vous en faites pas, les moteurs et les internautes russes verront eux de jolies URLs bien proprettes et cela ajoutera à la pertinence de votre site et à la simplicité de navigation.

Exemple : правительство.рф

La translitération des URLs qui n’est en fait qu’une traduction des mots dans un alphabet latin. Qui fera que le mot Российская Федерация deviendra à Rossiyskaya Federatsiya qui comme tout le monde sait veut dire « fédération russe »

L’hébergement

Attention c’est un point très important, notamment quand on veut promouvoir son site sur un marché anglophone parce que la localisation physique du serveur va faire une vrai différence. La localisation physique du serveur va être un des paramètres qui va permettre à Google de savoir sur quel pays et donc quelle audience votre site veut toucher. Aux USA on peut déjà noter des différence de positionnement significative quand on passe d’un hébergement d’un état a un autre alors imaginer un peu quand on passe d’un hébergement en France a un hébergement aux US ou un hébergement aux UK.

Et les liens dans tout ça ?

Ah les liens … le nerf de la guerre. Pour être parfaitement honnête, jusqu’à maintenant je n’ai jamais clairement vu de site ne pas avancer, se faire filtrer ou bien pénaliser parce que les liens qui pointent vers lui ne sont pas des liens « locaux ». Il est donc tout à fait possible de commencer ses actions de linking à partir de sites francophone pour un site destiné au marché US par exemple. Ceci dit je conseille vivement de créer une base de liens locaux tout de même, on ne sait jamais quand Google va changer son fusil d’épaule déjà et puis avoir des liens à partir de sites situés dans le pays que vous attaquez sera un élément de plus indiquant aux moteurs que votre site est « local » lui aussi.