Quand on passe la moitié de son temps a pouponner et l’autre moitié a essayer de remplir son dossier de validation des acquis de l’expérience afin d’obtenir (enfin) un diplôme digne de ce nom, on a pas vraiment le temps d’écrire des articles même si on le veut vraiment – je vous mets au défi d’ailleurs de réussir a bosser sérieusement de chez vous avec un petit bonhomme de 4 mois tout mignon comme tout, le plus beau des petits bonshommes du monde…SI! je suis objectif! mais je m’écarte la.

Bref dans ce genre de cas c’est un pur plaisirs d’avoir des gens qui s’intéressent et qui du coup vous donne des sujets d’articles a la ois intéressant et facile a écrire (puisque ce sont eux qui l’écrivent et pas vous! J’ai eu l’opportunité il y a quelques jours d’échanger un peu avec Sylvain Peyronnet qui a eu la gentillesse de répondre a mes questions au sujet de la formation Manageref qu’il a lancé avec son frère Guillaume.

Salut Sylvain! Pour mes lecteurs qui ne te connaîtraient pas est ce que tu pourrais te présenter ?

Bonjour, et bien je suis Sylvain Peyronnet. Je suis chercheur en informatique dans une grande université et j’interviens comme enseignant ou comme responsable pédagogique dans plusieurs écoles d’ingénieurs (Polytech Paris-Sud, EPITA, Polytechnique, etc.).

Mes travaux portent sur (désolé) la mise au point d’algorithmes probabilistes pour prendre des décisions robustes en présence d’incertitudes (!), en bref j’ai par exemple plusieurs articles dont le but est de supprimer le spam sur le web sans supprimer le contenu pertinent, ou encore d’estimer les meilleures stratégies d’usage des ressources renouvelables (A quelle rythme doit t-on pécher la morue par exemple ;) ). Pour l’enseignement, c’est très près du SEO : algo des moteurs, algo pour le web, conduite de projet, etc.

Je ne suis pas totalement inconnu dans le milieu SEO : j’écris sur mon blog spoonylife des articles sur les moteurs de recherche, je participe au SEOCAMP(‘US) et je fais du consulting dans ce domaine (veille et assistance à conduite de projet).

Guillaume, Pourrais-tu te présenter à ton tour ?

Bonjour ! Moi, c’est Guillaume Peyronnet ; je suis le frère de Sylvain. J’ai monté ma boite : Nalrem Médias, il y a quelques années, souhaitant pouvoir lancer divers projets très différents et évoluer sans être bloqué dans la même fonction. J’ai ainsi touché un peu à tout : intégration, développement, graphisme même, mais ce qui m’a rapidement le plus intéressé ce sont bien les missions de conseil, en e-commerce ou en référencement web par exemple. Le web est vraiment le point commun à la plupart de mes centres d’intérêt.

J’y ajouterai tout de même un attrait pour la culture (au sens large) et l’écriture, que j’ai concrétisé avec le magazine en ligne Krinein.com que j’ai lancé en 2001. D’ailleurs, ce site a toujours joué le rôle de labo grandeur réel pour tout un tas de tests en SEO, parfois très satisfaisants, et parfois pas très heureux (rires) ! Mais j’aime bien tester sur du « vivant ».

Sylvain, tu es à ma connaissance le plus diplômé des SEO Français (il faudrait qu’on dise Dr. Peyronnet ? ou professeur Peyronnet ?) – Quelle est ton impression sur le fait d’être le un peu le « Sheldon Cooper » de la communauté ?

Je ne sais pas si la comparaison est flatteuse (rires) ! Techniquement on dit Sylvain ;), Dr c’est pour M. House et professeur c’est le rang des chefs chez les enseignants-chercheurs, il va falloir que j’attende encore un peu pour ça (rires). Plus sérieusement en dehors du diplôme, comme j’ai l’habitude de lire et comprendre des articles de recherche cela me permet d’avoir une idée des pistes algorithmiques que les moteurs peuvent envisager pour le futur, et surtout d’avoir une assez bonne idée de ce qu’ils ne sont pas capables de faire. Parfois il est d’ailleurs assez déprimant de voir que certaines idées reçues ont la vie dure (beaucoup de choses autour du « trustrank »), ou encore que certaines idées sont comprises de travers (la longue traîne par exemple).

A part ça, les méthodes du SEO, que ce soit techniquement ou d’un point de vue managérial, sont accessibles à toute personne motivée, rigoureuse et travailleuse. Objectivement, un SEO débutant prêt à passer des heures tous les jours après le boulot pour faire de la veille et se former deviendra assez vite un excellent SEO.

NDLR – Dans mon cas la comparaison avec le Dr. Sheldon Cooper est un compliment! Bazinga!

Vous avez lancé Manageref.com récemment est ce que tu pourrais nous en dire plus sur cette formation ? (Pour qui ? Rapide revue du programme, Méthodologie de la formation, Prix etc .. )

Manageref.com est un dispositif d’auto-apprentissage à distance (DVDs – forums privés – espace de formation en ligne) pour apprendre a concevoir et manager des projets de référencement web. Il y a plusieurs profils type :

  • des managers qui veulent acquérir une compétence dans le secteur du référencement;
  • des chef de projet qui veulent monter en responsabilités et qui veulent pouvoir poser des questions à des experts via les forums privés;
  • des profils techniques qui visent des fonctions managériales à terme;
  • des cadres, déjà positionnés sur ces compétences, qui veulent faire de la veille sur les nouveautés des moteurs de recherche.

En bref, toute personne qui va être en relation avec des opérationnels du référencement (agence ou équipe interne) a intérêt à maitriser les fondamentaux que nous présentons au travers de ce dispositif.

Pour le programme détaillé, il se trouve dans la plaquette de la formation, mais en gros on couvre tous les aspects du management pour le SEO. Cela va donc de définir le SEO, voir comment fonctionne les moteurs de recherche, comment trouver les mots-clés, comment trouver les concurrents, comment afficher sa stratégie, comment animer les réunions, comment faire un audit, comment recruter son équipe/ses prestas, les rudiments de la technique, les métriques pour le reporting, calculer son ROI, manager les risques, à bien d ‘autres choses encore (on rajoute des vidéos régulièrement).

D’un point de vue méthodologique, la formation se compose des fondamentaux, sur deux DVDs. Puis de vidéos sur un espace privée qui détaillent certains points avec des études de cas et des simulations (par exemple du processus pour trouver les mots-clés : réunions, entretiens, etc.). Ensuite, les apprenants peuvent poser des questions aux experts sur notre forum privé, pour faire préciser des points de la formation, pour demander à ce que l’on aborde de nouveaux points dans des nouvelles vidéos, ou tout simplement pour dialoguer entre eux.
Enfin, nous fournissons de nombreux documents et outils pour gérer la stratégie SEO (checklist pour l’audit, tableau de reporting…). Il y a une certification, mais je crois que c’est l’objet d’une autre question.

Concernant le prix, il y a plusieurs options. Mais pour le pack totalement à distance, avec les DVDS, la certification et 1 an d’abonnement aux forums, aux outils et à l’espace privé, le prix est de 2250 euros HT. Les premiers retours montrent que les apprenants qui y consacrent 1h tous les soirs n’ont pas encore tout passé en revue après 3 semaines ! C’est une formation très dense, et qui se densifie de jour en jour !

Pourquoi avoir créer cette formation ? (Penses tu qu’il y ait un manque de connaissances stratégique réel derrière la demande de service SEO) ?

Je commence par la réponse courte à la deuxième question : OUI ! Et c’est pour cela qu’on a crée cette formation, nous nous sommes dit que nous serions plus utiles à apprendre aux gens à gérer leur stratégie de référencement qu’à corriger derrière eux toutes les erreurs commises par faute d’une compréhension entre le client et le prestataire, ou pour une autre raison d’ailleurs. C’est d’ailleurs plus gratifiant pour nous !

Il ne faut pas mal me comprendre : la plupart des référenceurs (agence ou freelances ou équipe interne) sont de très bons professionnels, mais il reste que la plupart des projets de référencement web sont des échecs au sens du standish group. Je m’explique : pour le client le projet est réussi si son CA généré directement ou indirectement par son site augmente, alors que pour le référenceur c’est réussi si il a augmenté la visibilité du site sur les mots-clés qu’il visait. Pour faire matcher les deux visions, il faut prendre beaucoup de précautions et travailler en accord, d’où l’utilité du poste d’architecte de stratégie web (qui n’est d’ailleurs pas le chef de projet dans une vision optimale de la stratégie SEO).

Bref, pour en revenir à la notion d’échec, il y a deux types d’échec : le projet réussit mais coute plus cher que prévu (temps, argent ou hommes), ou encore les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances du client. Au milieu des années 90, le taux d’échec des projets de développement était de près de 80% (échec total ou surcoût/retard), mais depuis les entreprises emploient des architectes logiciel et maintenant le taux d’échec est de moins de 40%. Je pense que le SEO n’est pas un milieu différent ou meilleur que celui du développement ! Avec la mise en place d’un homme ou d’une femme qui a une vision stratégique globale, on évite les erreurs de haut niveau, qui sont les pires car difficiles à récupérer… Et si cette personne connait aussi les rudiments de la technique, il peut monitorer les prestataires, et alors on évite toutes les erreurs !

Par ailleurs, tout le monde semble se plaindre que le client ne comprend pas le SEO, qu’il ne s’implique pas. Ce que nous proposons, c’est aussi cela : que l’entreprise devienne réellement acteur du référencement de son site web !

Vous parlez de certification sur le site, peux-tu nous en dire plus à ce sujet ?

Tout à fait. Avec le dispositif les apprenants peuvent passer la certification Manageref, mais elle n’est pas réservée à ces seules personnes ! Au contraire nous avons déjà des partenariats sur les rails, avec des écoles par exemple, pour que cette certification se généralise.

Concrètement, la certification est un mix entre des questions de connaissances (technique de base, algorithmique des moteurs, management, RH) et des questions liées à des cas factices (réponses libres analysées par des experts). A la fin, une note sur 100 est donnée et celui qui obtient 60% est certifié Manageref.

Les premiers tests laissent à penser que pour ceux qui n’ont pas suivi la formation on aurait les résultats suivants :
Un référenceur à profil technique, type ingénieur de développement devenu référenceur obtiendrait dans les 40%. Un chef de projet non référenceur obtiendrait dans les mêmes eaux… On voit donc la marge de progression de chacun. Mais une première session va bientôt prendre place, nous publierons les statistiques exhaustives à ce moment-là, pour ceux qui auront suivi la formation, et pour les autres.

Anything else ?

Oh yes ! merci very much ;) Merci de toutes ces questions, et bon courage pour ton blog !