Dans les commentaires d’un vieil article, Gwaradenn  – référenceur freelance (hop un peu de promo au passage) – m’avait demandé de balancer quelques techniques auxquelles j’aurais pu me frotter aux US histoire de voir un peu si les SEO yankee avaient du poil aux pattes et si ils étaient plus balèze que nous / ou pas. Dans l’article qui suit je me suis donc penché sur un cas concret de technique SEO sur  lequel je me suis cassé les dents (que dis-je ramassé lamentablement) non pas avec un mais avec deux clients à moi et dans un domaine hyper-ultra-top concurrentiel.  J’ai eu beau contracter mon muscle SEO il arrive un moment ou ben il faut avouer qu’il n’y a pas grand-chose à faire (en tout cas en restant dans des techniques WH et dans les budgets alloués).

Les yankees n’ont pas inventé le fil à couper l’eau chaude

Les afficionados de la nouveauté ou ceux qui pensent qu’ils vont trouver un super plan qui marche à fond et qui les propulsera au top des SERPs risquent d’être déçus, d’un point de vue purement théorique/ technique / sémantique les américains n’ont pas grand-chose à nous apprendre, en tout cas pas en ce qui concerne les techniques WH (pour le BH ce n’est pas impossible mais je laisserai les spécialistes faire leur veille).   

Le cas d’école que je vais présenter dans cet article repose sur une/des technique SEO de Link building bien connues de mininet (à peu de choses près) – sauf que – comme « everythin’ bigger in Texas (à prononcer avec l’accent nasillard) là ca va être en plus grand, beaucoup plus grand. Pour rappel, les USA c’est 300 Millions + de clients potentiels qui vivent sur un territoire qui couvre 4 fuseaux horaires.

« FirmS*te® by FindL*w »

Je ne sais même plus combien de fois j’ai vu ce logo dans le footer des sites concurrents de mes clients. Si vous cherchez un avocat, quel qu’il soit divorce, immigration, criminel, personal injury, vous allez forcément trouver dans le top 10 des résultats un ou plusieurs sites développé par cette agence (firms*te) et /ou leur annuaire findl*w.com. Ils sont partout, c’est aussi simple que cela! Et quand ils ne sont pas là c’est parce que le site de l’avocat a été développé par un de leurs 2 gros concurrent  – (ils sont 3 à se partager le marché grosso modo – et ils utilisent plus ou moins la même technique – il y a Firms*te , Ilawyermarket*ng et Scorp*on Des*gn)

Bon alors comment qu’on fait

Première Etape:

Tout d’abord il faut trouver une niche qui rapporte dans laquelle vous pouvez trouver un grand nombre de clients potentiels, qui n’aient pas forcément besoin de visibilité au niveau national mais qui ont des moyens financiers relativement important- La plupart des professions libérales feront l’affaire ou alors les prestataires de services locaux – médecins en tous genre, avocats, dentistes, photographes, plombiers et contracteurs divers, traiteurs et cætera. Et vous vous spécialisez dans cette niche. Cela va vous permettre de coller des à la fois vers votre site (Prestataire de services web) mais aussi pour l’annuaire spécialisé que vous avez créé dans la niche. Jusqu’ici c’est du SEO de base rien de sorcier à cela, mais encore une fois si on joue avec le nombre cela permet à long terme de se mettre à l’abri du besoin en lien. Voir ci-dessous:

A noter >> Les sites web que vous allez créer pourront être hébergé sur les serveurs de votre compagnie (SAAS ou bien hébergé sur les serveurs choisis par le client, que ce soit en Mutu ou non) cela va permettre de varier les IPs « a l’infni » et donc de créer une popularité qui a l’air naturelle.

Vous allez me dire pour le moment ce n’est pas bien plus malin que ce que font des gens qui  créent des thèmes WordPress… Et je vous répondrai non ce n’est pas plus malin. Le truc dans ce cas c’est que le conseil légal est une niche extrêmement concurrentielle et qui rapporte beaucoup – (voir article sur les mots clés les  plus chers)  les avocats ne se font généralement pas créer un seul site mais plutôt une galaxie, (en moyenne dans les 9 a 12 sites)  -tous avec du contenu unique et sur lesquels il y aura un minimum d’efforts de link building. Pour le coup nous avons donc les 2 voire 3 premiers cercles d’une linkwheel plutôt clean puisque composée uniquement de site d’avocats, ayant chacun des contenus uniques, hébergés sur un nombre d’ip unique relativement important et qui mélange à la fois votre serveur, des mutu et des dédiés éparpillés au 4 coins du pays.

C’est bien pour mon site et mon annuaire tout ça mais comment qu’ils font mes clients pour chopper des positions?

Deuxième Etape – linker les clients

Rien de plus simple on va linker les clients entre eux soit  via une page « ressources » mais pas tous, on va en linker certains via leurs blogs, mais pas tous non plus et on ne va pas bourriner comme des gorets sur les mots clés qui vont bien, on va varier les ancres. Dans la mesure où les services proposés par les avocats sont limité à des locations géographique bien précises on peut se permettre de les lier entre eux avec une relative aisance: un avocat criminel situé à Los-Angeles par exemple pourra lier un autre avocat criminel à New-York. On peut même pousser le bouchon un peu plus loin en faisant lier des avocats présents dans le même location géographique mais spécialisés dans des disciplines différentes – I.E. un avocat criminel va lier un avocat pour les divorces ou un avocat d’affaire.

Rappelons encore une fois que certains des sites sont sur des mutu, d’autres sur des dediés d’autres encore sur les serveurs de notre compagnie. Mais aussi que certains des sites d’avocats sont récents, d’autres sont plus anciens, certains ont des sites annexes, d’autres non, certains ont des blogs, d’autres non, les noms de domaines sont enregistré aux noms des clients etc… Tout cela donne une certaine impression de naturel  et si en plus vous ajoutez un peu de soumission annuaire et un soupçon de communiqué de presse (quand on appartient à Reuters, ça doit être jouable de chopper quelques CP pas trop pourrave) et une pincée de blogging et de social média, couplée au nombre de sites dans le système, vous avez une linkwheel de taille impressionnante et que je qualifierai d’inattaquable (quoi qu’avec Google… on ne sait jamais).

Et pourquoi qu’il dit qu’on gagne sur tous les tableaux avec ce système?

J’ai l’impression d’enfoncer une porte ouverte tellement la réponse crève les yeux, mais pour mieux illustrer tout cela mettons-nous 5 minutes dans les pompes d’un avocat qui entre dans le programme et regardons combien de fois nous allons mettre la main au portefeuille (je laisserai le soin à chacun de vous de mettre les chiffres en fonction de ce que vous facturez vous-même ou de ce que vous avez vu facturer par d’autres):

  • Conception du site web (code, design, contenu)
  • Licence CMS
  • Hébergement (facultatif)
  • Package SEO de base (link builging, CP facultatif mais recommandé)
  • Participation à la linkwheel (facultatif mais plus ou moins obligatoire sinon pas de résultats – et ensuite, les gars ils vous tienne par les cou*lles puisqu’à la moindre rébellion vous perdez vos liens, vos positions, votre trafic…)

Mais aussi (via l’annuaire)

  • Listing dans l’annuaire (se fait par avocat et non pas par firme, c’est renouvelable tous les ans et ça coute une race pour un listing de base)
  • Publicité dans l’annuaire (la encore une race puisqu’en direct)