Cela faisait un moment que je peinais à écrire un petit article sur le « contenu » et notamment sur la qualité du contenu à présenter à ses prospects/clients quand on est une compagnie sur le web. Ma femme (qui est prof de Français Langue Etrangère de formation) me reproche ma mauvaise orthographe à chaque fois qu’elle lit un de mes articles, ou un de mes mails et je ne vous raconte pas quand c’est écrit à la main (Ô merveilleuse invention que le clavier).

Bref récemment j’ai croisé sur Oseox Stéphanie Rollin, qui fait de la correction pour contenu éditorial web et qui a eu la gentillesse de « guest blogguer » sur la nécessité du bien  écrire :

Un vieil adage persistant fait de l’orthographe la science des ânes, c’est-à-dire une compétence à la portée de tous, même des plus sots et par conséquent l’amoindrit. Pourtant, la langue française, par son histoire et son évolution est un véritable gouffre de difficultés et d’incohérences, un abîme de subtilités qu’il est très difficile de maîtriser.

Avec l’avènement du Web, les contenus rédactionnels sont très nombreux et variés. Que ce soit des sites marchands, des forums, des blogs, des médias sociaux…les parutions noircissent la toile de jour en jour, de minute en minute. Le clavier a remplacé le stylo et les ressources documentaires sont devenues quasi inépuisables, la concurrence aussi d’ailleurs dans la course à la visibilité. Le savoir et l’échange d’informations ne se limitent plus aux livres. Internet, véritable bibliothèque d’Alexandrie moderne et virtuelle demeure une chance pour la connaissance mais certains écueils doivent être évités afin de produire des contenus de qualité.

La première rigueur à s’imposer est le respect des règles orthographiques et grammaticales, en relisant ses productions ou en les faisant relire. Trop de graphies fautives entachent la toile et banalisent complètement les mauvaises orthographes. Je suis souvent étonnée de la popularité dans les moteurs de recherche de termes mal orthographiés, au détriment d’ailleurs de la bonne orthographe. Certaines fautes trahissent le propos, créent des incompréhensions et leur multiplication sur un même site engendre un climat de méfiance chez l’internaute qui peut remettre en cause la crédibilité de l’information donnée et quitter le site en question, pour un autre…

La seconde rigueur à posséder est indéniablement la connaissance de certains facteurs aggravants, liés à nos nouveaux outils de communication. Le clavier est souvent responsable de coquilles, le travail sur écran fatigue énormément la vue (et donc augmente le risque de laisser passer des fautes), les correcteurs orthographiques intégrés aux logiciels de traitements de texte ignorent la plupart des accords dits difficiles de la langue française et enfin le développement du style SMS sont autant de difficultés à surmonter pour soigner la forme et écrire de manière correcte.

Enfin, l’utilisation généralisée et préférentielle du Web par les jeunes générations nous impose de rédiger proprement les contenus. Le Net devient alors l’une des dernières ressources linguistiques pour ce public là. A mon sens, nous nous devons de leur offrir un support sur lequel ils apprennent à écrire et à s’exprimer correctement.

Car finalement savoir écrire c’est avant tout savoir communiquer les uns avec les autres.